Le logement est devenu le 1er poste budgétaire des Français. Le marché de la MOB (maison à ossature bois) semble pouvoir répondre aux nouveaux critères de compétitivité en vigueur dans le Bâtiment dans le souci de respecter les qualités environnementales par la réduction des émissions de gaz à effet de serre, la bonne gestion des ressources renouvelables, de répondre aux exigences du public en matière de confort, espace et sécurité et de réduire les coûts énergétiques par une mise en oeuvre adéquate et un entretien adapté des ouvrages.
Le marché de la maison bois progresse fortement : + 46% depuis 2001 ! Et plus vite que le taux de croissance du marché global de la maison individuelle + 20 %, et elle est présente partout avec une représentation plus nette dans les régions de montagne et dans le grand Ouest.
Encore marginale, le marché de la maison bois ne représente toutefois que 4% de pénétration :
8 900 MOB construites pour 224 000 MI.
L’offre est encore très en deçà des capacités d’adhésion des ménages. Elle est disparate et doit faire face aux réticences des organismes de caution. Elle est encore trop positionnée sur le haut de gamme.
L’offre du marché de la maison bois
Le marché est très atomisé entre plus de 2 000 acteurs de diverses professions. Au total en 2005, 2 270 acteurs sont intervenus sur le marché de la MOB et ont réalisé 8 900 unités. Il faut y ajouter 1 400 appartements collectifs, soit un total de
10 300 logements bois en 2005.
Dans un marché total de 224 000 logements, le taux de pénétration de la MOB en 2005 est donc d’un peu plus de 4 %.
Les panneaux porteurs (panneaux pre cut (pré coupés) et industrialisés) représentent l’essentiel du marché de la MOB en 2005 avec 75 % des réalisations.
Le massif (madrier ou rondin) continue sa progression depuis 2001 : 12 %.
Le poteau poutre très prisé du mode constructif des architectes subit un léger recul : 7 %.
La mixité des matériaux (bois / maçonnerie) connaît un intérêt croissant grâce aux extensions/surélévations qui se multiplient dans les régions urbaines : 6 % !
C’est la fameuse pièce supplémentaire qui manque tant aux citadins.
Les architectes à 64 % en maçonnerie et 36 % en bois. Pour le bois, à la différence des constructeurs, ils emploient pour 49 % le panneau, pour 18 % le poteau poutre, pour 31 % le mixte maçonnerie-bois car on les sollicite davantage sur le marché des extensions et surélévations.
En conclusion, la maison bois connaît une forte croissance depuis 2001 (+ 46 %) à comparer aux 18 % de la moyenne nationale, toutes techniques confondues.
Le marché reste cependant assez marginal avec 4 % de pénétration (8 900 MOB pour 224 000 maisons individuelles) du fait de l’atomisation du marché et des contrats de marché de travaux qui ne vont pas dans le sens de la sécurisation des consommateurs.
Cependant, la MOB se construit partout en France tout en étant plus présente dans les zones de montagne et aussi dans le grand Ouest. Seuls le pourtour méditerranéen et l’Ile de France n’ont pas de couverture significative de la MOB.
Les enjeux de la construction bois
L’offre est encore nettement en deçà du potentiel d’achat des ménages, et les prix sont légèrement supérieurs au traditionnel. 6 constructeurs de MOB réalisent entre 100 et 200 unités par an tandis que 11 constructeurs en traditionnel en réalisent plus de 1000 par an.
La crainte des organismes de caution qui ne facilitent pas le CCMI pour la maison bois, reste un problème important puisqu’elle rend l’achat d’une maison bois moins sécurisante, dans l’esprit des futurs accédants, que l’accession en traditionnel.
Malgré la valeur affective que les Français portent au bois, la maison bois reste un produit de rêve qui souffre d’un déficit d’image et de référent culturel. Ces idées reçues l’empêchent d’être perçu comme étant « d’abord » un matériau de construction. Les craintes liées à l’entretien et la pérennité du bois en extérieur sont tenaces.
Plébiscité par les ménages français, la croissance du marché de la maison individuelle apparaît donc comme l’une des opportunités majeures de développement du secteur bois-construction dont devrait bénéficier le marché de la MOB.
A cela plusieurs raisons :
• Porté par la vague des préoccupations environnementales, le bois rassemble les qualités d’un matériau écologique, naturel et renouvelable. Il répond aux exigences du développement durable. Naturellement plus isolante qu’une maison maçonnée, sans le souci des ponts thermiques la maison bois apporte facilement 30% d’économie en chauffage. C’est la maison de demain. Celle qui doit limiter sa consommation en énergie non renouvelable.
• Traditionnelle ou contemporaine, la maison en bois est aujourd’hui devenue très tendance, notamment chez les urbains ou péri-urbains. Elle propose des solutions architecturales innovantes et astucieuses pour tous.
• La maison en bois s’intègre à tous les styles d’espace urbain, s’adapte à toutes sortes de terrains et s’harmonise avec d’autres matériaux tels que le verre, l’acier, la pierre… Elle est quasiment présente sur toute la France.