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Conexpo 2008
Big Show “On stage”
Magazine BTP MAG I Avril 2008 N° 218
Année après année, Conexpo affirme sa position de salon leader sur le continent nord-américain. Toujours plus grand, toujours plus festif, Conexpo se déroule comme un véritable show à l’américaine...
Année après année, CONEXPO affirme sa position de salon leader sur le continent nord-américain. Toujours plus grand, toujours plus festif, CONEXPO se déroule comme un véritable show à l’américaine, d’autant qu’il est situé dans la ville de tous les excès, Las Vegas et ses dizaines d’hôtels casinos tous plus extravagants les uns que les autres. Une édition 2008 à haute fréquentation et à haute densité de lancement qui efface toute trace de morosité ambiante. On a effectivement assisté à une grande édition où les majors du secteur ont présenté des résultats records au même titre que des appétits de croissance féroces, notamment à destination des pays émergents, comme la Chine, l’Inde et l’Europe de l’Est.
MONTABERT Tarmac et Geith
Première grande réunion de famille pour les équipes de DOOSAN Infracore International, DII, la nouvelle filiale de groupe coréen, en charge des divisions Utility, Portable Power et Attachments. Pour cette dernière division, qui regroupe les marques MONTABERT (Tarmac aux Etats-Unis) et Geith, la nouveauté concerne l’introduction sur le marché américain du marteau hydraulique V2500 de 2,5 t pour porteurs de moyen tonnage à partir de 20 t. Ce modèle lancé l’année passée en Europe répond à une volonté du constructeur d’apporter plus de facilité d’utilisation et de polyvalence aux utilisateurs tout en garantissant une forte productivité. Technologiquement moins poussé que les marteaux de la gamme BRV (fréquence de frappe variable automatiquement en 15 courses), le V2500 a été conçu pour délivrer une forte puissance de frappe dans toutes les conditions d’utilisation. Ce marteau est également disponible en version « silencieuse » avec des garnitures en matériaux composites avancés sur les quatre faces du carter d’insonorisation. Son accumulateur comporte également une membrane de conception identique à celle des marteaux BRV assurant une pression hydraulique constante ainsi qu’un niveau de performance optimal et durable dans le temps. Mais son « plus » réside dans son système de changement rapide de l’outil, en moins d’une demi-heure, permettant ainsi d’optimiser le travail sur des plages d’utilisation plus longues.
Geith, la marque irlandaise de coupleurs et de godets intégrée à la branche Attachments du groupe INGERSOLL RAND en octobre 2006, voit son offre s’élargir à d’autres produits dont une gamme d’outils dédiés à la démolition. Disponible depuis un an en Europe, les équipements de démolition Geith font donc leur apparition pour la première fois sur le sol américain.
50 ans pour BOBCAT
BOBCAT fêtait sur CONEXPO son cinquantième anniversaire et profitait de cette occasion pour brosser l’historique de la marque au travers d’une mini exposition réalisée sur son stand. Discrètement affiché, le nom de DOOSAN, fait aussi pour la première fois son apparition sur un événement international.
BOBCAT présentait un large choix de machines et d’équipements dont plusieurs nouveautés comme la chargeuse compacte T 320 en version Roller Suspension, la pelle compacte 418 et le skeed Loader S70, une version améliorée du S113.
Marcel Claude Braud, p-DG du groupe MANITOU : « Aux Etats-Unis, comme ailleurs, nos filiales développent leur propre identité, marketing et commerciale »
Présent sur le sol américain depuis le début des années 70, le leader mondial des chariots télescopiques tout terrain continue d’accentuer sa présence et a ouvert l’an dernier, sur le même site que son usine de Waco au Texas, un centre de pièces détachées. Ce dernier pourra s’appuyer sur la logistique mise en place au niveau du tout nouveau centre mondial de pièces détachées d’Ancenis étendu à 22 000 m². Gérant 6 500 références et traitant jusqu’à 4 000 commandes clients par jour, ce centre expédie quotidiennement 30 t de marchandises.
BTP Magazine : Ressentez-vous une baisse d’activité aux Etats-Unis ?
Marcel Claude Braud : Effectivement, depuis un an, le ralentissement de l’activité est marqué, ce qui nous pousse à aller prospecter d’autres segments de marché moins cycliques que celui de la construction, comme le secteur agricole. Il est un fait que les utilisateurs américains n’ont pas forcément l’habitude d’utiliser le chariot télescopique. Mais nous sommes persuadés que le potentiel existe bel et bien, en conséquence de quoi, nous effectuons pas mal de démonstrations pour faire connaître les avantages d’un tel produit. Nous nous appuyons aussi sur un réseau de 15 distributeurs spécialisés sur ce créneau venant compléter la soixantaine de concessionnaires BTP existants.
BTP Magazine : Quels sont les produits MANITOU qui marchent aux Etats-Unis ?
M. C. B. : Nos plus gros chariots rotatifs télescopiques de grande hauteur, les MRT et les chariots à mâts embarqués sont deux gammes de produits en vogue. Pour le marché américain, nous avons conclu un accord de fabrication avec Gehl l’autorisant à produire sous licence, deux modèles de chariots télescopiques compacts MANITOU, à destination plutôt agricole. Ces machines sont commercialisées au travers du réseau de distribution Gehl, sous la marque et aux couleurs Gehl. L’objectif est de renforcer nos parts de marché respectives sur l'ensemble du marché des chariots télescopiques. En 2007, cela a représenté une centaine de machines.
BTP Magazine : Quel est votre niveau de production à Waco ?
M. C. B. : Nous avons sorti 500 machines en 2007, pour la plupart totalement « customisées » aux spécificités du marché américain. Pour cela, nous utilisons des bases de châssis similaires et nous montons par la suite différentes configurations, notamment pour les chariots à mâts embarqués, nous fabriquons d’ailleurs certains modèles uniquement pour les marchés américains et canadiens.
MANITOU dans le monde
1,3 milliard d’euros de CA
+ 250 000 machines produites
22 000 unités fabriquées en 2007
2 700 personnes
21 filiales
10 sites de production dont un à Waco Texas
600 agences et points de services
120 pays couverts
Le plus gros télescopique jamais construit
Pour CONEXPO, MANITOU lance un modèle de chariot télescopique de très fort tonnage, avec 21 tonnes de capacité à 900 mm, le MHT 10210. Dédié à la manutention de charges lourdes, ce modèle sera parfaitement à l’aise dans le cadre d’opérations de maintenance sur dumpers, pelles, foreuses pour un changement de vérin, de moteur, de pneus.
Ces applications nécessitent alors d’équiper le MHT d’accessoires spécifiques : pince à pneus, plateforme, porte-vérin… Le tout, facilité par un tablier adapté à de nombreux accessoires. Plus typiquement lié à l’activité même de la carrière, le MHT œuvre à la manutention de blocs de marbre et autres roches, pour le chargement des containers ou l’alimentation des bancs de scie. Mais on pourra retrouver les MHT dans le domaine portuaire, l’industrie du bois, pétrolière, des déchets, l’énergie, l’aérospatial…
JCB au Zénith
Si ce n’est pas le seul constructeur à connaître une réelle explosion de ses ventes en 2007, JCB se place dans un schéma de réel « success story ». Son chiffre d’affaires a atteint les 3 milliards d’euros en 2007 contre 2,4 l’année précédente. Le volume des ventes a quant à lui, dépassé les 72 000 machines, soit une progression de 30 % par rapport à l’année précédente se situant 18 % au dessus de la croissance du marché. Enfin, la part de marché mondiale de JCB dans le secteur du BTP a atteint 12 % en 2007 contre 10,4 % l’année dernière. Petite révolution interne au sein de cette entreprise de Sa Majesté, l’Inde est devenue en 2007, le premier marché devant le Royaume-Uni avec la vente de plus de 17 000 machines contre 10 800 en 2006 et 5 500 en 2004. Sur ce même pays, JCB se taille désormais la part du lion avec 50 % de parts de marché.
Se positionnant aujourd’hui dans les premiers constructeurs mondiaux en volume d’équipements de construction, JCB est aussi le fabricant numéro un de chargeuses pelleteuses avec une machine sur trois vendue dans le monde sous ses couleurs.
Sur le salon CONEXPO à Las Vegas, JCB a lancé 21 nouveautés ou évolutions de produits, portant son offre à 290 modèles différents. « Nos ventes ont doublé en quatre ans, nous sommes passés de 36 000 machines en 2004 à 72 000 l’an dernier. Une croissance principalement alimentée par le lancement de nouveaux produits et par des investissements atteignant 200 millions de dollars, notamment dans de nouvelles unités de production en Chine et en Russie et dans nos usines existantes » explique John Patterson, le directeur général et C.E.O de JCB.
JCB aura par exemple mis en production dans son unité de Floride ses télescopiques en complément des chargeuses pelleteuses, des chariots élévateurs et des chargeurs compacts lancés en 2006.
2007 : les faits marquants
Dans les grandes lignes, la progression de JCB aura été alimentée par une croissance soutenue des marchés dans leur globalité, qu’ils soient européens ou asiatiques. En examinant la situation au cas par cas, le constructeur a bénéficié d’un fort développement de près de 45 % des ventes mondiales des compacteurs JCB VIBROMAX, et de 60 % en plus de ventes de JCB Groundcare (espaces verts). Le lancement de nouveaux produits a ainsi représenté 40 % du total dans les ventes globales ; sans oublier le développement du réseau de distribution avec un total de 670 concessionnaires et 1500 dépôts dans le monde, un nouveau centre de distribution de pièces de rechange pour le marché IBérique et le lancement d’une nouvelle gamme de groupes électrogènes.
Malgré quelques inquiétudes, notamment la tension des marchés financiers aux Etats-Unis, JCB continuera d’investir dans des unités de production à travers le monde en 2008. La société a déjà investi 60 millions de dollars (environ 40 M€) pour doubler la capacité de son usine de chargeuses-pelleteuses près de Delhi en Inde. La production des pelles sur chenilles et sur pneumatiques au Royaume-Uni devrait également augmenter de manière significative grâce aux 54 millions d’euros investis dans une nouvelle usine. Par ailleurs, la construction d’une nouvelle usine de pièces de rechange JCB, pour 14 millions de dollars (environ 9 M€), devrait s’achever prochainement à Uttoxeter, dans le Staffordshire.
Côté « service après-vente », JCB poursuivra également en 2008 son action, en augmentant les capacités de distribution du centre mondial des pièces de rechange d’Uttoxeter (Staffordshire, Royaume-Uni) ; l’ouverture d’un tout nouvel entrepôt à Moscou pour le marché en forte croissance de la Russie et de la CEI ; la construction d’un nouvel entrepôt pour les pièces de rechange et d’un centre de formation à Savannah (États-Unis), et enfin , l’ouverture à Pune, en Inde, d’un entrepôt de pièces de rechange et d’un centre de formation.
« Dans l’ensemble, nous espérons être encore être en croissance en 2008 en investissant dans de nouveaux produits et de nouvelles installations, et dans le renforcement permanent du réseau et des équipes JCB dans le monde entier. »
JCB compte 18 usines réparties sur quatre continents : onze au Royaume-Uni, trois en Inde et aux États-Unis, mais aussi, en Chine, en Allemagne et au Brésil, pour un total de plus de 9 000 employés à travers le monde. JCB a fêté son 60e anniversaire en 2005.
Us Army made in JCB
En 2005, JCB a remporté l’un des marchés les plus importants de son histoire avec le gouvernement américain pour un total de 209 millions de dollars pour la fourniture de chargeuses pelleteuses –HMEE- pouvant se déplacer à une vitesse particulièrement élevée (à hauteur de 60 miles/h). La production est désormais lancée à l’usine JCB de Savannah (États-Unis). Le HMEE répond aux besoins des militaires qui doivent pouvoir disposer de machines très mobiles pour des déploiements rapides. Pour répondre encore mieux à ses besoins, JCB a également développé une gamme d’autres produits à haute mobilité comme le Fastrac, le chariot élévateur tout terrain et le véhicule utilitaire.
Les nouveautés CONEXPO
JCB lance LiveLink, un système télématique utilisant la technologie par satellite de repérage pour une transmission des informations en temps réel telles que, le nombre d’heures de fonctionnement, la consommation de carburant, les températures, les pressions, la possibilité d’immobilisation à distance, la prédétermination d’une zone de travail et l’alerte quand la machine en sort et la définition d’une plage horaire de travail. Côté nouveautés machines, JCB a lancé lors de CONEXPO les modèles de pelles JS290 de 29 t, JS360 de 36 t et JS520 de 52 t. Cette dernière sera la plus grosse des machines fabriquées par JCB.
Le constructeur dévoile également deux nouvelles versions de ses télescopiques avec flèches abaissées pour améliorer la visibilité arrière. Sur les JCB 535-125 HV et JCB 535-140 HV (de respectivement 3,5 t/12,3 m et 3,5 t/13,8 m), l’axe inférieur de la flèche aura ainsi été raccourci de 235 mm en hauteur. Ces nouvelles machines sont également dotées d’un châssis arrière plus compact, entraînant une réduction de 90 mm du porte-à-faux arrière. Les autres améliorations comprennent de nouveaux essieux avec des angles de braquage plus grands, ce qui diminue le rayon de braquage de la machine d’environ 250 mm pour atteindre 3,75 m.
4è année record pour CUMMINS
Pour la quatrième année consécutive, le chiffre d’affaires de CUMMINS a progressé à hauteur de 15 % pour atteindre 13,5 milliards de dollars (11,36 Md en 2006) dégageant un profit de 739 millions de dollars (715 M$ en 2006). Ces bons résultats ont été obtenus malgré la chute du marché nord-américain des poids lourds due à la nouvelle réglementation sur les émissions, effective depuis le 1er janvier 2007 avec des ventes globales en baisse de 50 % sur 2007. Cependant CUMMINS a maintenu le cap et a même pu augmenter ses parts de marché sur ce créneau (près de 40 % sur les 9 derniers mois de 2007), comme d'ailleurs pour toutes ses activités et régions où le constructeur est présent. « 2007 aura été une année incroyable pour CUMMINS, explique Tim Solso, le président de CUMMINS. Ces performances records valident nos ambitions de devenir le plus diversifié et le plus complet des fournisseurs d'énergie ».
A Las Vegas, CUMMINS présentait la prochaine génération de ses moteurs 6,7 et 16 l de cylindrée, les QSB6.7 et QSX équipés de la technologie EGR (exhaust gaz recycling) et répondant déjà aux normes américaines EPA Tier 4 et européennes Stage IIIB, obligatoires dès janvier 2011. La technologie de traitement conçue par CUMMINS permet de réduire de 90 % les particules et de 45 % les oxydes d’azote (NOx). CUMMINS a fait passer la puissance de son moteur QSB6.7 de 275 ch à 300 ch et QSX de 600 à 650 ch.
Fréquentation record pour Alu
Alu, le spécialiste des godets cribleurs malaxeurs, de plaques vibrantes adaptables et d’attaches rapides hydrauliques automatiques aura fait le plein de contacts sur CONEXPO avec 1 700 personnes qualifiées enregistrées. Un accueil toujours aussi chaleureux et des démonstrations toujours aussi probantes prouvent une nouvelle fois la bonne adéquation du produit avec son marché.
Damien Giraud, directeur marketing monde chargeuses moyennes catégories (de la 938H à 980H) : « CATERPILLAR se focalise désormais sur l’efficience dans la relation homme machine ».
BTP Magazine : Comment se porte le marché des chargeuses sur pneus pour CATERPILLAR ?
Damien Giraud : Comme vous le savez sûrement, CATERPILLAR est de loin le leader mondial des chargeuses sur pneus toutes tailles confondues. Un marché global que nous estimons en volume à environ 40 000 unités, hors marché chinois bien évidemment, puisque ce seul pays a représenté en 2007, près de 150 000 unités (toutes tailles confondues). Pour le segment des chargeuses de la 938 H à la 980 H, la production est de 100 000 unités environ, 90 % vendues en Chine, 10 % vendues a l’export). Sur les 90 constructeurs de chargeuses sur pneus, seuls huit sont réellement représentatifs, produisant plus de 5 000 unités par an.
BTP Magazine : Comment s’organise votre production sur ce segment de marché ?
D. G. : Nous disposons de plusieurs usines réparties dans le monde, en Europe, à Gosselies en Belgique, qui produit entre 3 500 et 4 000 chargeuses sur pneus par an (cette unité produit aussi des pelles hydrauliques), aux Etats-Unis, à Aurora en Illinois, centre de production mais aussi technologique pour le développement des machines, au Brésil, au Japon et désormais en Chine où la production ne débutera qu’en 2009. Nous avions pris à l’époque une participation minoritaire chez SEM, un des constructeurs représentatifs du marché chinois. Nous l’avons à la fin de l’année 2006 complètement absorbé. Sa capacité de production est de 10 000 unités. En Inde, nous avons aussi un accord de fabrication avec Hindustan dont la spécialité est de fabriquer des petites chargeuses de 2,5 t de capacité.
BTP Magazine : Quels sont les marchés cibles pour CATERPILLAR ?
D. G. : Nous connaissons un fort développement de nos ventes en Amérique Latine, Afrique, Moyen Orient et Asie. L’Europe connaît quant à elle, une croissance plus faible et surtout, plus contrastée entre les zones Est et Ouest. En ce qui concerne les Etats-Unis, nous étions déjà sur un marché stagnant en 2006, tendance confirmée par une décroissance en 2007. L’année 2008 devrait être l’année de la consolidation, à l’image de 2003 et 2004 quand les ventes sont reparties à la hausse. Là-bas, nos modèles de tailles inférieures à la 938 H, comme la 930 H et la 924 H sont des machines directement liées au marché de la construction résidentielle comme les lotissements, les bâtiments industriels, des secteurs directement touchés par la crise des crédits.
BTP Magazine : Quelles sont les grandes tendances sur ce marché ?
D. G. : Nous travaillons sur plusieurs aspects qui touchent directement aux préoccupations directes des utilisateurs, notamment en terme de réduction sur les coûts de fonctionnement des machines. La première d’entre elles, touche à la maîtrise de la consommation en carburant pour palier à la hausse vertigineuse du prix du pétrole. L’autre grand chantier de recherche pour CATERPILLAR est l’ergonomie de travail avec une meilleure prise en compte de la relation homme/machine. Moins de vibrations, un niveau sonore abaissé, moins d’émissions polluantes, CATERPILLAR prépare pour 2010/2011, un grand renouvellement de gammes qui correspondront mieux aux perceptions des utilisateurs en termes de consommation, confort, performances et respect de l’environnement. Nous disposons d’un centre de recherche à Aurora, où 250 ingénieurs planchent sans cesse pour améliorer le concept des machines. Force est de reconnaître que notre société est une formidable réserve d’innovations où chaque division à travers le monde travaille conjointement à la conception de produits les plus fiables possibles et les plus simples d’utilisation.
BTP Magazine : Quelle sont les dernières innovations en ce qui concerne les chargeuses sur pneus ?
D. G. : Sans hésiter, le nouveau système d’attache rapide pour chargeuses, le Fusion disponible sur les modèles à partir de la 924 H jusqu’à la 972 H. Il vient révolutionner en quelque sorte le principe du changement rapide d’équipements, puisqu’il garantit le 0 offset, c’est-à-dire sans déport avant classique, que l’on peut retrouver sur n’importe quel équipement de chargeuses. Ce système quick coupler de CATERPILLAR va s’intégrer totalement à la cinématique des bras avant de la chargeuse, ceci grâce à un verrouillage vertical. Outre un centre de gravité ramené vers la machine, une optimisation de la capacité de la charge, ce nouvel outil va permettre une meilleure résistance à l’usure grâce notamment à une meilleure tenue des pièces en mouvement.
La série H complétée
CONEXPO aura été également l’occasion de présenter deux nouveaux modèles de chargeuses, la IT38 H à bras parallèles et la 938 H à cinématique en Z équipés du nouveau moteur Cat Acert répondant aux normes Tier 3 / Stage 3.
Les chargeuses 938H et IT38H sont équipées d'un nouvel essieu avec de série un système de blocage de différentiel à 100 % sur l'avant ou, en option, d'un système automatique de blocage de différentiel sur l'avant et sur l'arrière. Ce dernier vient remplacer le différentiel à glissement limité et présente l'avantage d'abaisser la consommation de carburant ainsi que la chaleur générée au niveau de l'essieu, tout en procurant une excellente adhérence et une usure réduite des pneus. Les capacités de godet s'échelonnent de 2,3 à 3 m3 pour la 938 H et vont jusqu'à 5,4 m3 pour la IT38H dans les applications de manutention de matériau en vrac de faible masse volumique.
TEREX Group, multimarques et multisuccès
Lors de sa conférence de presse, Ron Defeo, président du groupe TEREX ne pouvait que se réjouir des résultats obtenus en 2007 par les cinq grands métiers qui composent le groupe à savoir, les nacelles élévatrices, les matériels de construction, les grues, les matériels de concassage et de mines et les matériels pour la construction routière et compacts. Des résultats obtenus malgré un marché américain plutôt morose mais qui n’ont pas réellement impacté TEREX puisque ce dernier a réalisé plus de 70 % de ses ventes en dehors des Etats-Unis en 2007.
« Nous avons atteint la barre symbolique des 9 milliards de dollars en 2007, à comparer aux 6 milliards que nous réalisions en 2006. Nous nous rapprochons de notre objectif de 12 milliards de dollars pour 2010 » expliquait aux journalistes venus du monde entier Ron Defeo. Si ces dernières années, la croissance du groupe a principalement été alimentée par des acquisitions externes, la stratégie du groupe américain aujourd’hui est de consolider ses acquisitions et de réaliser principalement un développement organique. «TEREX se positionne aujourd’hui comme le troisième constructeur mondial en valeur, tout en restant une société relativement jeune dans sa configuration actuelle » relève de nouveau le président. En 2008, l’américain a prévu de construire des usines en Chine mais également en Inde, où le groupe américain a créé une joint-venture avec l’anglais Vectra (de 12 millions de dollars) pour la construction d’une usine à Greater Noida pour la fabrication de chargeuses-pelleteuses, de chargeuses compactes, de compacteurs et de midi-pelles. Sur CONEXPO, TEREX aura aussi officialisé le rachat du constructeur américain de chargeuses compactes ASV pour un montant de 488 millions de dollars, venant ainsi compléter idéalement son offre en termes de matériels compacts.
Répartition par branches d’activités
nacelles élévatrices : 25 % (+ 12 % par rapport à 2006)
Matériels de construction : 21 % (+ 21 % par rapport à 2006)
grues de levage : 24 % (+ 28 % par rapport à 2006)
Matériels de concassage et de mines : 23 % (+29 % par rapport à 2006)
Matériels routiers et compacts : 7 % (- 9 % par rapport à 2006)
John DEERE lance le bouteur le plus rapide du monde
18 miles/h soit près de 30 km/h, un record absolu pour un tracteur sur chenilles. Le 764 Speed Dozer combine la rapidité de déplacement d’une niveleuse, avec les capacités motrices d’un bouteur. Cet engin unique en son genre et extrêmement polyvalent autorise ainsi des travaux de nivellement et de terrassement légers, ceci avec des vitesses doublées par rapport à une autre machine du type bouteur à chenilles. Le 764 Speed Dozer est entraîné par un moteur John DEERE Tier III développement 200 ch.
Nouvelles pelles chez HITACHI
Le constructeur japonais HITACHI a profité de CONEXPO pour introduire 4 nouveaux modèles de pelles : sur chenilles, les Zaxis ZX135US, short radius, ZX350LC-3 et ZX850 et sur pneus, la ZX220W-3. Le modèle 350LC-3 de 35 t vient remplacer deux modèles existants dans la gamme : les ZX330 et ZX370. Entraînée par un moteur Isuzu six cylindres Tier3, la 350LC-3 est équipée du tout nouveau boîtier de commande électronique offrant plusieurs modes de fonctionnement : P pour augmenter la productivité et un mode E pour réduire la consommation.
« Une présence de plus de 35 ans, un leadership sur le compactage » Hervé Bourcier, directeur opérationnel Etats-Unis pour BOMAG, groupe Fayat.
BTP Magazine : Quelle est l’organisation de BOMAG aux Etats Unis ?
Hervé Bourcier : Le constructeur de compacteur est présent sur le sol américain depuis les années 70 et dispose de deux usines de production, l’une pour les compacteurs monobilles de terrassement et l’autre pour les finisseurs de petites tailles qui correspondent bien à la typologie du marché américain. Nous commercialisons nos produits sous deux marques BOMAG et Hypac. Notre capacité de production se situe entre 1500 et 2000 machines par an. Cette filiale emploie 300 personnes et commercialise des produits destinés à 90 % au marché domestique. Une petite partie de notre production est effectivement exportée au Moyen Orient. Le chiffre d’affaires de BOMAG USA a été de 170 M$ en 2007, dont 20 M$ pour le Canada.
BTP Magazine : Quel est votre positionnement sur ce marché ?
H. B. : Le marché global des compacteurs de terrassement et d’asphalte est d’approximativement 8 000 unités et en nous possédons 20 %. Le premier compétiteur sur ce marché est logiquement CATERPILLAR, nous arrivons donc en 2 ou 3è position. Un marché qui, signalons-le au passage, a baissé de 15 % en un an.
BTP Magazine : Depuis le rachat de BOMAG par le groupe Fayat, l’organisation a-t-elle changé aux Etats-Unis ?
H. B. : Nommé directeur des opérations sur cette région, je m’attache à mettre en place une organisation de société plus autonome et plus responsable. Parallèlement, sur un plan strictement technique, nous avons renforcé le bureau d’étude avec plus de 20 ingénieurs de façon à faire évoluer nos machines destinées au marché américain qui est comme vous le savez, assez différent des standards européens. Le but étant de changer les mentalités en donnant plus d’initiatives et de possibilités de créativité au personnel de notre société.
BTP Magazine : Quelles sont les nouveautés présentées lors de CONEXPO ?
H. B. : Dans l’offre terrassement, nous présentons le modèle BC 462 EB, un pousseur offrant un bon niveau d’adhérence en terrains mou ou humide. Ce modèle de 25 t correspond bien à une utilisation typiquement américaine mais provient de notre usine allemande.
En compacteur d’asphalte, nous exposons le BW 278 AD-4 équipé d’un moteur Tier 3 développant 130 ch, du système Asphalt Manager BOMAG et d’un poste de conduite radicalement nouveau. Celui-ci offre une position centrale idéale pour le chauffeur, avec possibilité de conduite latérale comme il se doit aux Etats-Unis et intègre un tableau de bord directement lié au siège style cockpit d’avion. Les mêmes améliorations se retrouvent sur le modèle double bille BW 284 AD-4, un modèle de 13 t développant 160 ch.
BTP Magazine : Et pour les finisseurs ?
H. B. : Nous lançons sur nos modèles de finisseurs compacts plutôt destinés au travail en ville, une innovation majeure qui consiste à capturer les fumées d’extraction suite à la mise en œuvre de l’enrobé sur chaussée. Cette avancée technique qui répond parfaitement à nos engagements de constructeur responsable vis-à-vis du développement durable, est complétée par une haute technologie embarquée en termes d’automatismes de fonctionnement, comme un réglage électrique de la table.
Manitowoc : « à année record, profit record » Eric Etchart, président du groupe Manitowoc
BTP Magazine : Quels ont été les résultats du groupe Manitowoc en 2007 ?
Eric Etchart : Avec un chiffre d’affaires de 3,2 milliards réalisé en 2007, en augmentation de 3,5 % par rapport à 2006 laissant ainsi un profit de 460 millions de dollars, le groupe Manitowoc bat tous ses records de performances. Et notre carnet de commande sur la même période est de 2,9 milliards de dollars, ceci, avec une bonne répartition par branches et géographiquement parlant.
BTP Magazine : Le ralentissement du marché américain a t-il impacté vos résultats ?
E. E. : Notre positionnement à l’international nous permet de nous affranchir des phénomènes de crise comme actuellement aux Etats-Unis. Seule la division des grues sur camions National, dont les produits sont uniquement positionnés sur le marché américain, a subi une certaine baisse d’activité. Par contre, nous avons enregistré de fortes hausses de nos ventes dans les pays émergents comme l’Europe de l’Est, la Chine et l’Amérique Latine. Pour accompagner la demande dans ces différentes parties du monde, nous avons ouvert plusieurs nouveaux centres de production en 2007, en Slovaquie pour les grues à tours POTAIN, et en Inde où nous allons construire une nouvelle usine pour conforter notre leadership sur ce marché, POTAIN y étant présent depuis 30 ans.
BTP Magazine : Quelles sont les tendances lourdes du métier du levage ?
E. E. : Comme pour d’autres secteurs de biens d’équipements, le niveau de service proposé fait la différence sur un marché fortement concurrencé. Nous avons mis en place le système Crane Care, un réseau international de Call Center qui assure un accès mondial et permanent aux services pièces détachées, et de maintenance, à l'assistance technique pour chaque centre Manitowoc, GROVE, POTAIN et National Crane. MANITOWOC CRANE Care intègre également une série de modules de formation, tous accessibles en ligne. Les formations actuellement disponibles concernent les fondements des systèmes mécaniques et pneumatiques, les principes des systèmes hydrauliques mobiles, ainsi que les entraînements et les moteurs. Nous avons mis en place un programme de reconditionnement, de réparation et de reconstruction des machines baptisé EnCORE. Nous avons aussi élaboré le premier système d’aide à la gestion de parcs de grues baptisé Crane Star, un outil de pilotage de machines en service permettant de connaître en temps réel, la localisation exacte, le taux d’utilisation, le nombre de crochets réalisés, les paramètres de fonctionnement, les charges embarquées… et même d’effectuer es blocages à distance des matériels par rapport à une zone de travail déterminée.
BTP Magazine : Quel est l’avenir pour le groupe Manitowoc ?
E. E. : Nous sommes passés d’un chiffre d’affaires de 930 M$ en 2003 à 3,2 milliards $ en 2007 uniquement par croissance organique, ceci par notre capacité à innover et à se déployer dans des régions à fort développement. Notre leitmotiv reste et restera pour longtemps l’innovation, notre objectif étant d’avoir plus de 80 % de notre offre composée de produits inférieurs à 5 ans.
La plus grosse grue jamais produite
Parmi les 12 grues exposées sur le stand Manitowoc, six nouvelles machines, dont des grues qui ont fait leur première apparition officielle sur le continent nord américain. CONEXPO fut surtout l’occasion de présenter le nouveau modèle de grue 31000 qui offre une capacité de levage maximale de plus de 2 300 tonnes et possède un contre poids à position variable qui se déploie en fonction de l’angle de la flèche et de la charge appliquée.
Cette machine exceptionnelle permet à Manitowoc d’accéder au marché des grues poids lourds sollicitées dans la construction de raffineries, d'usines pétrochimiques et de chantiers navals nouvelle génération. Ce modèle d’un coût compris entre 25 et 30 millions de dollars a déjà été vendu.
« Nous sommes un constructeur européen en pleine conquête de nouveaux marchés » Alexandre Saubot, Président de HAULOTTE Group
BTP Magazine : Quelles ont été les performances du groupe HAULOTTE en 2007 ?
Alexandre Saubot : Le groupe HAULOTTE a réalisé en 2007 un chiffre d’affaires de 640 M€, en augmentation de 25 %, avec un niveau de profit sensiblement similaire à 2006.
BTP Magazine : Quelle est la répartition géographique de vos ventes ?
A. S. : Nous restons un constructeur essentiellement concentré sur les marchés européens, zone qui représente encore 89 % de nos ventes. Notre niveau de production est de 25 000 unités au travers de cinq centres de fabrication dont un en Espagne et l’autre en Roumanie.
BTP Magazine : Comment s’organise HAULOTTE aux Etats-Unis ?
A. S. : Notre filiale américaine poursuit sa stratégie d’expansion que ce soit en termes d’infrastructures, d’équipes ou pour les offres de services. HAULOTTE US emploie plus de 40 personnes et son organisation repose à la fois sur des succursales régionales à Rialto, CA, Atlanta, GA et Frederick, MD et des délégations situées à Houston au Texas et à Chicago en Illinois. Un centre d’appel dédié au service technique fournit réponses et conseils à nos clients sur la sécurité, le fonctionnement, la maintenance ou le service de la flotte de machines HAULOTTE.
BTP Magazine : Quels changements à attendre après la vente de votre filiale location LEV ?
A. S. : Faisant suite à la vente de notre filiale de location de nacelles sur porteurs LEV à LOXAM, le groupe HAULOTTE peut maintenant se recentrer sur son métier de base, la conception et la production de nacelles et de chariots télescopiques avec un mot d’ordre, l’expansion géographique et niveau de service.
Les nouveautés chez HAULOTTE
Le leader européen et le n°3 mondial de la nacelle élévatrice a présenté en avant-première sa toute nouvelle nacelle télescopique H28 TJ+ et son chariot HTL 40-17. Le modèle de nacelle H28 TJ+ possède un pendulaire télescopique permettant d’obtenir jusqu’à 5 m de « flexibilité supplémentaire pour atteindre les zones de travail les plus inaccessibles. » Elle présente un déport de 23 m ainsi qu’un panier d’une largeur maximale de 2,44 m. La H28 TJ+ possède par ailleurs un équipement complet lui permettant « une motricité à toute épreuve » (un essieu oscillant, un blocage différentiel, un châssis étroit, etc.). Le chariot télescopique HTL 40-17 est plus compact, moins polluant, plus sûr et plus fiable que ses aînés. « Les engins HTL [HAULOTTE Top Lift, ndlr] intègrent toutes les innovations technologiques développées dans le domaine des nacelles élévatrices. Le modèle HTL 40-17 peut atteindre des capacités de levage de 4 t et des hauteurs de 17 m. Parmi de nombreuses particularités remarquables, il peut être équipé de multiples accessoires (fourches, godets simples avec ou sans dents, porte-outils, etc.).
Série 9 pour Hyundaï
Le constructeur coréen HYUNDAI a présenté en avant-première mondiale sa première pelle hydraulique de type Robex 9, la R210LC-9. Visible sur le stand en version prototypique, cette pelle de 21 t, présente la particularité d’être équipée d’une cabine « mettant en exergue les notions de plaisir et de confort pour l’opérateur, précise-t-on chez HYUNDAI, avec climatisation de série, une meilleure insonorité, des commandes ‘‘joystick’’ et une caméra embarquée, optionnelle, pour les déplacements en marche arrière. » La R210LC-9 est par ailleurs équipée du moteur CUMMINS QSB 6.7 (107 kW) Tier III et d’une fonction « intelligente » du système hydraulique (avec une valve multi-contrôles) qui permet de mieux s’adapter aux changements de régime.
Tesmec Group : « Nous nous adaptons en permanence à la demande » Andrea Zamboni, CEO Tesmec USA
Tesmec se positionne comme le deuxième fournisseur de trancheuses à chaînes dans le monde. Les Etats-Unis restent le premier marché pour le constructeur d’origine italienne où il dispose d’un centre de production au Texas à Alvarado. Sur CONEXPO, Tesmec présentait une nouvelle gamme de trancheuses à entraînement mécanique dont le modèle M5, exposé sur le stand. A la différence de la traditionnelle transmission hydrostatique, l’entraînement direct par un système mécanique diminue les pertes de puissance de l’outil de tranchage tout en offrant la possibilité de travailler avec des vitesses beaucoup plus lentes. Les trancheuses Tesmec de la série M seront donc plus adaptées et performantes dans des terrains très durs et abrasifs, du type rochers. Andrea Zamboni souligne que la filiale Tesmec USA a été réorganisée de façon à être plus performante et a réalisé de gros efforts en matière de recherche et développement. Les bons résultats des deux dernières années ont d’ailleurs conforté cette nouvelle politique. La production de l’usine américaine aura également fortement augmenté.
« Une identité visuelle et une couleur uniques »
Toutes les marques qui composent la nébuleuse Sandvik sont désormais regroupées sous un même nom et sous une même couleur : « orange vif ». Telle est désormais la stratégie de développement du groupe scandinave. Cela veut dire aussi que toutes les machines et équipements reçoivent une nouvelle dénomination. A l’intérieur du hall, les matériels mobiles de concassage et de criblage ont été exposés mais en préservant pour l’instant leur propre identité. Sur un grand stand Sandvik, étaient exposés un nombre important de matériels et d’équipements dont des marteaux hydrauliques, des foreuses hors et fond de trou, un JUMBO de foration, un concasseur mobile, des matériels d’exploration, toute une gamme d’outils destinés à la foration et au concassage sous toutes ses formes et plusieurs système innovants de réduction d’émissions de poussières dans le cadre de l’activité extraction-transformation des matériaux
Equipements et machines « maison » chez DOOSAN
Les visiteurs ont pu assister sur le stand du coréen DOOSAN à une grande démonstration de l’offre de pelles et chargeuses de la marque, principalement équipées de marteaux hydrauliques MONTABERT et des outils de démolition Geith, les deux marques appartenant désormais au groupe Coréen.
Avec ce rachat, DOOSAN Infracore accède à la 8è place des constructeurs mondiaux de machines destinées au secteur de la construction avec un chiffre d’affaires équivalent à 7,5 milliards de dollars. Mais ce n’est qu’un début pour le groupe coréen qui vise le trio de tête avec un objectif de chiffre d’affaires de 12 milliards de dollars d’ici à 2012.
La puissance mondiale d’un groupe européen
Sur CONEXPO, LIEBHERR aura présenté sur un stand de près de 5 000 m², 27 modèles des plus récents dans la gamme ??? et faisant pour la plupart d’entre eux, une première apparition sur le marché nord américain. Rappelons que le groupe encore familial LIEBHERR a réalisé un chiffre d’affaires de 7,5 milliards d’euros en 2007 et emploie plus de 30 000 personnes dans le monde. LIEBHERR a exposé sur son stand huit pelles hydrauliques dont une 984 C Litronic de 120 t et une 954 CHD à cabine à relevage hydraulique et bras de manutention, cinq chargeuses à pneus dont la dernière L586 2+2 équipée d’un moteur de 340 ch et d’une transmission hydraulique « maison », deux bouteurs et chargeuses à chaînes, une grue de forage à flèche treillis, trois grues mobiles à pneus et deux grues de levage sur chenilles, deux grues à tours et plusieurs modèles de machines pour le transport et la mise en œuvre du béton.
La Suède en tête
VOLVO Construction Equipment aura en 2007, battu tous ses records, en nombre de ventes et nombre d’unités produites. Année également marquée par deux acquisitions majeures, celle du constructeur chinois de chargeuses sur pneus Shandong Lingong (70 % d’actions rachetées) et celle de la division des machines routières d’INGERSOLL RAND (1,3 milliard de $).
Le chiffre d’affaires en 2007 de VCE aura ainsi dépassé les 50 milliards de SEK (5,2 Md€) pour un profit dégagé de 4 milliards de SEK (425 M€). En intégrant les acquisitions récentes, VOLVO Construction aura vendu plus de 64 000 machines, soit une augmentation de pus de 73 % par rapport à 2006 où les ventes ont été de 37 000 unités. Commentant ces résultats, Tony Helsha, le président de VOLVO Construction Equipment explique que 2007 restera dans les annales du groupe, avec une croissance incroyable et des acquisitions de tout premier ordre. « Nous avons réussi à rentrer de pleins pieds en Asie, grâce au rachat de Lingong tout en pénétrant le marché des machines de construction routière avec une marque de tout premier choix. Notre objectif pour 2008 est d’augmenter la profilitabilité du groupe.»
WACKER NEUSON, pour la première fois ensemble
Première démonstration de force du nouvel ensemble WACKER NEUSON avec la présentation d’une gamme de machines siglées WACKER NEUSON. Ensemble, ils se posent comme un constructeur global et leader sur le marché des équipements légers et compacts à destination du secteur de la construction. En France, cet ensemble devrait dépasser les 100 millions d’euros de chiffre d’affaires.
La fusion de WACKER and NEUSON Kramer se concrétise par une offre impressionnante en matière de machines compactes comme de chargeuses sur pneus, mini-pelles et petits tombereaux, et équipements pour la préparation et la découpe du béton. Les prévisions 2008 de la nouvelle société tablent sur un chiffre d’affaires dépassant le milliard d’euros.
Franck Prades
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