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Les levageurs haussent le ton
Magazine BTP MAG I Mai 2008 N° 219
Les problèmes auxquels sont confrontés les professionnels du levage, notamment les utilisateurs de grues mobiles tout-terrain, sont récurrents et font, à ce titre, l’objet de discussions entre les pouvoirs publics et leurs syndicats de tutelle depuis de très longues années.
Les problèmes auxquels sont confrontés les professionnels du levage, notamment les utilisateurs de grues mobiles tout-terrain, sont récurrents et font, à ce titre, l’objet de discussions entre les pouvoirs publics et leurs syndicats de tutelle depuis de très longues années. Il en est ainsi de l’absence d’une véritable réglementation française pour des grues mobiles devant circuler sur les voies publiques et que l’on associe injustement à des « convois exceptionnels » et dont les autorisations à circuler sont de ce fait octroyées au cas par cas, au bon vouloir des préfectures. Le SNUG (1), leur syndicat référant affilié à TLF (Transport et Logistique de France) depuis 2006 et à l’Esta et qui d’ailleurs doit prendre le nom d’Union Française du Levage (UFL), a-t-il véritablement les moyens de faire avancer des dossiers qui sont tout aussi « chauds » que celui de la circulation ? Parmi eux : la levée définitive de la taxe professionnelle après 2009 ; le respect de la loi sur les délais de paiement à 30 jours elle même liée à la mise en place d’une convention collective unifiée « transport » ; la formation et bien sûr la sécurité qui en dépend… Autant de chantiers et de sujets qui seront largement évoqués à l’occasion des Journées du Levage (JDL) - clone de feu Interlev - qui, après quatre années d’éclipse, refont surface les 5 et 6 juin prochains sur le site mythique de Disneyland Paris. A cette manifestation « nouvelle formule », on y attend la venue de 4 000 à 5 000 visiteurs dont un grand nombre de professionnels du levage, de l’élévation de personnes, de la manutention et du transport. En fonction de leur succès, les JDL pourraient être rééditées tous les deux ans.
Aujourd’hui, le marché du levage ne peut s’appréhender qu’à l’échelle européenne, tant en termes de spécificités réglementaires que de coût d’utilisation d’une grue mobile. Et c’est bien ce qui chagrine les professionnels français du secteur qui, sur le terrain, ne combattent pas avec les mêmes armes que leurs homologues européens. En particulier depuis la suppression des barrières douanières qui aura permis aux levageurs allemands, néerlandais, belges et britanniques de se développer dans toute l’Europe, y compris en France, avec des coûts de production inférieurs de 30 % par rapport à ceux des français. Raisons à cela : les contraintes réglementaires hexagonales qui grèvent la compétitivité de ces derniers !
Afin de remédier à cet état de fait, l’UFL (ex-SNUG), affiliée à TFL et à l’Esta, l’Institution européenne des transports exceptionnels et des loueurs de grues présidée par Christian-Jacques Vernazza, également PDG de Médiaco, insiste auprès des pouvoirs publics pour que soit rendu définitive l’exonération temporaire (jusqu’au 31 décembre 2009) de la taxe professionnelle sur les engins mobiles obtenues en 2006… Reste à savoir si le poids économique du secteur est suffisant pour imposer une législation, aussi bien en matière de taxes, que de circulation d'engins, alors que l’usage d’une grue en Belgique, en Hollande ou en Allemagne est bien moins contraignant. C’est la raison pour laquelle l’UFL s’est jointe à l’Esta et à TFL qui représente 10 000 emplois, histoire de faire du lobbying auprès de Bruxelles pour que l’on harmonise enfin les pratiques et les règles d’utilisation d’une grue à l’échelle de l’Europe. Autre phénomène très franco-français touchant cette fois-ci à la fiscalité : les plus values de cessions. Ainsi, lorsque une entreprise se sépare d’une grue usagée pour réinvestir dans une machine neuve plus performante, elle doit non seulement s’acquitter de l’impôt au titre de la plus value de cession, mais également de la TVA pour l’achat de son nouvel engin, une « double peine fiscale » que les levageurs trouve exagérée, d’autant qu’elle n’a pas cours dans les autres pays européens, ce qui aggrave le manque de compétitivité des acteurs nationaux.
La sécurité en chantier
Côté sécurité, là encore l’UFL entend faire respecter les consignes, réclamant même une législation plus coercitive à l’égard des brebis galeuses. Plusieurs pistes de progrès ont été ouvertes. L’une d’elle, la plus importante, concerne la formation des grutiers. Il s’agit notamment de veiller à leur bonne qualification et de les sensibiliser au danger que représentent certaines pratiques, en particulier celle du « shuntage » qui consiste à neutraliser volontairement le contrôleur de charge afin de manipuler des charges plus lourdes que celles autorisées et prévues par les normes de sécurité « constructeur ». A ce titre, fin 2006, le SNUG a lancé une vaste campagne de sensibilisation auprès de ses adhérents allant dans le sens d’une plus grande prise de conscience sur les dangers que peut poser la mauvaise utilisation d’un engin de levage. Dans ce domaine comme dans d’autres en matière de conduite d’engins de chantier, le permis CACES (Certificat d'aptitude à la conduite en sécurité), mis en place par la Caisse d'Assurance Maladie, est délivré par des organismes certifiés est fortement recommandé pour ne pas dire imposé. Et pour mieux se faire entendre, le SNUG doit faire éditer le Livre Blanc du Levage élaboré en partenariat avec l’OPPBTP, la FTP et la FFB, un guide de « bonne conduite » qui devrait sensibiliser les utilisateurs de grues mobiles.
Jean-Baptiste Fedide, le président d’UFL, insiste également sur la nécessité pour les levageurs d’être adossés à une convention collective unique sans laquelle aucune avancée n’est possible et qui permettrait de faire avancer bien des dossiers. La dernière assemblée générale du SNUG a d’ailleurs approuvé la mise en oeuvre du projet d'adhésion du SNUG à la convention collective “Transport”, une résolution approuvée à la quasi unanimité. “Sans convention collective attitrée, nous ne représentons rien auprès de pouvoirs publics ».
(1) Le SNUG, Syndicat national des utilisateurs de grues et entreprises de montage et manutention présidé par Jean-Baptiste Fedide et avant lui par Eric Aguettant, a été créé en 1972 pour représenter et défendre les intérêts des entreprises du secteur du levage en France. En septembre 2006, après une douzaine d’années de cohabitation avec le DLR, le Syndicat a souhaité convoler en justes noces avec TLF (Transport et Logistique de France). La force de TLF, associée à l’Esta, est d’avoir les bons contacts et les bons réseaux pour défendre les intérêts des levageurs auprès des pouvoirs publics et des instances européennes.
Le SNUG devient l’Union Française du Levage
Pour le SNUG, si la décision de s’allier à TLF en septembre 2006 a pu faire avancer quelques dossiers, notamment les dossiers les plus chauds, tous n’ont pas encore trouvés de solutions satisfaisantes. En tête de pile : la demande aux pouvoirs publics de rendre définitive la taxe professionnelle obtenue en 2006. Le cas de la société FOSELEV qui a obtenu le remboursement de cette taxe auprès de l’administration des douanes et après avoir eu gain de cause auprès de plusieurs tribunaux administratifs régionaux, pourrait faire jurisprudence.
Autre décision forte : le lancement du nouveau nom du SNUG qui devient l’Union Française du Levage (UFL). Le but de ce nouveau patronyme : accroître la notoriété du métier et ainsi mettre en évidence son dynamisme. Selon J.B. Fedide, “Il est temps que le syndicat ait une nouvelle image et qu’elle soit plus représentative de notre métier”.
L'évolution du marché tributaire de l'évolution des technologies
Les grues mobiles ont cette particularité d'évoluer à vitesse grand "V" - concurrence oblige même si les acteurs-constructeurs ne sont pas légion - tant au niveau des hauteurs sous crochet, qu'en puissance et en capacité de levage. Des évolutions technologiques qui ont forcément un impact sur le coût des machines qui, compte tenu de leur taux d'utilisation, n'est pas toujours aisé à rentabiliser. Est-ce la raison qui fait qu'actuellement on assiste à un retour des grues montées sur porteurs du commerce telles que les fabriquent des constructeurs comme Luna, leader en Espagne sur ce marché, ou encore LIEBHERR, voire même TEREX CRANES et Tadano ? « Ce sont des grues qui effectivement peuvent circuler sur routes et qui sont d’un coût d’exploitation compétitif par rapport aux grues mobiles tout-terrain. D’où l’intérêt des levageurs pour ce type de machines qui leur permet d’adapter leurs coûts de maintenance et d’utilisation aux contraintes économiques du marché », souligne Henri Guillaud, directeur de Risa grues, importateur des grues sur porteur Luna. Il n’en reste pas moins vrai que se sont encore et pour longtemps les ATT - les grues mobiles tout-terrain – qui reste les reines du levage et qui constituent toujours en France 80 % du marché.
Tadano-Faun : De la PME aux majors nationaux
Diesel Hydraulique Service-DHS (Groupe Fabbri) est l’importateur exclusif en France des grues mobiles Tadano-Faun qui se déclinent en deux gammes distinctes : les automotrice lentes Tadano : les GR 300 EX de 30 t, GR 550 EX de 55 t et GR 700 EX de 70 t et les automotrices rapides Tadano-Faun, soit 8 modèles d’une capacité de levage allant de 40 t pour l’ATF 40G-2, à 360 t pour l’ATF 360G-6.
Sur un marché de 290 grues mobiles, DHS représenterait environ 18 % du marché derrière LIEBHERR, TEREX CRANES et GROVE (Manitowoc).
« Notre principale clientèle : les PME prestataires de service du levage ainsi que les charpentiers de bâtiments de type industriel. Mais nous travaillons également avec des grands groupes du secteur comme notre voisin Lorlev, ou encore MEDIACO et Sogecofa… », explique Jean-Claude Régis, directeur de DHS. En complément des grues mobiles Tadano-Faun commercialisées par DHS, le groupe Fabbri développe depuis 2001 une activité de location de nacelles et de chariots télescopiques en France et au Luxembourg via la société Starlift qui dispose d’un parc de 350 nacelles.
GROVE (Groupe Manitowoc) : La carte de la complémentarité
A l’occasion du dernier Salon CONEXPO de Las Vegas, GROVE à présenté en avant première plusieurs nouvelles grues mobiles dont la TMS9000E, une grue de 100 t (110 USt) qui remplace la TMS900E dans la gamme des grues sur camion. Elle est dotée d’une flèche Megaform avec la technologie Twin-Lock, d’un nouveau châssis et d’une cabine ultra moderne.
Autre nouveauté dans cette gamme : la TM500E-2 de
40 t (45 USt) équipée de deux moteurs : un moteur CUMMINS ISC de 223 kW (300 ch) pour la route et un moteur CUMMINS QSB de 82 kW (110 ch) pour le fonctionnement de la grue sur chantier.
En matière de grues automotrices rapides, GROVE a présenté la GMK5225 de 170 t (225 USt) à cinq essieux équipée d’une flèche de 64 m, la plus longue dans la catégorie des grues mobiles de 150 à 199 t.
Autre nouvelle venue dans la gamme des cinq essieux, la GMK5115 d’une capacité de levage de 110 t, sa flèche pouvant atteindre jusqu’à 83 m. La dernière grue tout-terrain a été également exposée sur le stand de GROVE, il s’agit de la RT540E de 35 t (40 USt) équipée de leviers de commande électrique multifonctionnel, d’une cabine plus esthétique et plus moderne et d’une flèche quatre éléments de 31 m.
Luna et Risa : dix ans de partenariat
Voilà déjà dix ans que Risa est l’importateur exclusif en France du constructeur de grues sur porteur conventionnel espagnol Luna, participant ainsi au retour de ce segment de machines sur le marché national. La première grue GT40 sur Mercedes a été fournie à Sogecofa à Tonneins (47) en 1998. Depuis cette date, Christine DalL’Agata et Michel Licausi, responsables de l’entreprise tonneinquaise, ont acquis 17 grues Luna sur porteurs, initiant plusieurs évolutions techniques, tant au niveau de l’interdiction de « shunt » du CEC en toute configuration que du respect absolu des PTC, grues complètes avec leurs contrepoids. L’intérêt des levageurs pour ces grues sur porteur est donc grandissant. Il est en effet incontestable qu’un porteur conventionnel de 480 CV revient moins cher (mécanique et pneus de série), de surcroît sans être captif de son entretien. En utilisation grue, le moteur auxiliaire de 122 ou 170 CV (suivant modèle de grue) fonctionne au fuel détaxé.
Par ailleurs, le partenariat qui existe depuis dix ans entre Risa et Luna, aura permis la construction de matériels dits de « niche » : les pose poteaux et les trancheuses pour Risa et les grues sur porteur conventionnel de 40 à 60 tonnes pour Luna. Reste que le marché français des grues sur porteur en 2008 et 2009 est surtout tributaire de la disponibilité des camions compte tenu des délais de livraison des principaux constructeurs. Dans la gamme de 40 à 60 tonnes, Luna a déjà équipé des camions 6x4 et 8x4 des marques Man, VOLVO, DAF, Mercedes pour les différents clients français de Risa.
Coté nouveauté, c’est en matière de confort de la cabine que Luna porte actuellement ses efforts. En relation avec l’avis de la clientèle, une nouvelle cabine devrait ainsi voir le jour en 2009 avec une amélioration du design et de l’ergonomie pour le grutier.
Des machines et des hommes
A l’occasion des Journées du Levage (JDL) les 5 et 6 juin 2008, Jean Claude Bouffard, l’ancien directeur général de Risa, passera le témoin à Henri Guillot qui lui a succédé à la tête de l’entreprise il y a tout juste un an. Un transfert progressif qui aura permis à l’un et à l’autre de monter en charge dans chacune de leurs nouvelles attributions : Henri Guillot en tant que nouveau directeur de Risa ; Jean-Claude Bouffard en qualité de vice président du groupe HTI (Hoche Triomphe Industrie). Du côté de chez Luna, leur fournisseur, la nouvelle génération a également pris ses fonctions avec l’arrivée de Fernando Luna, fils cadet du fondateur Manuel Luna (décédé l’an dernier) à la tête de l’entreprise familiale en début d’année 2008.
Aux JDL, Risa présente une grue Luna GT40.32 de 40 tonnes de capacité montée sur un porteur conventionnel. Cette grue est dotée d’une flèche de32 m, fléchette 8,50 à 15m avec angles 0°/15°/30° et 45°. Monté sur porteur 6x4 homologué au code de la route avec des abaques de levage améliorés. Le moteur auxiliaire Mercedes de 122 CV fonctionne avec du gasoil détaxé. Cet ensemble peut rouler en 1ère catégorie à 32 tonnes de PTC avec les contrepoids et la flèche.
LIEBHERR : Des grues « tout en un »
Au salon espagnol Smopyc 2008 qui s’est tenu en avril dernier, LIEBHERR, qui, en matière de grues mobiles tout-terrain représenterait une part de marché mondiale de 40 %, a dévoilé sa toute nouvelle grue mobile LTM 1150-6.1 de 150 t à six essieux dotée d’une flèche télescopique de 66 m (avec système de télescopage rapide « Telematik »), la plus longue dans sa catégorie capable d’atteindre une hauteur sous crochet de 93 m et une portée de 76 m avec extension de flèche et fléchette pliante double. Cette nouvelle machine peut se déplacer avec un contrepoids de 15 t pour une charge par essieux de 12 t et un poids de 72 t. Une configuration idéale pour accompagner les opérations de levage de cette nouvelle 150 t, tout en offrant les avantages d’une grue d’intervention rapide. LIEBHERR étend ainsi le concept des « grues tout en un » aux grues mobiles à six essieux et met sur le marché la grue la plus puissante dans ce type de construction.
Autre grue mobile récente : la LTM 1050-3.1 de 50 t présentée à la Bauma en 2007. Elle succède à la LTM 1045-3 dont près de 500 exemplaires ont été fabriqués au cours des six dernières années. La flèche télescopique de la LTM 1050-3.1 a été allongée de 4 m lui permettant d’atteindre 38 m. En parallèle, la capacité de levage de la machine a été augmentée de 12 %. Grâce à sa fléchette pliante double de 16 m de long, la grue atteint une hauteur sous crochet de
54 m. Le concept « tout en un » ayant fait ses preuves sur le modèle précédent, il a été reproduit sur cette nouvelle machine. Pour une charge par essieu de 12 t, le poids total de 36 t inclut la fléchette pliante double, le contrepoids de 5,8 t, les 16 pneus, le frein Foucault, l’entraînement 6x6 et la moufle à crochet.
TEREX CRANES France : Pour une nouvelle année de croissance
Pas de répit pour la division « grues » du groupe TEREX qui a réitéré en 2007 sa performance de 2006, soit une croissance de 30 % de son activité qui lui permet d’afficher un chiffre d’affaires de l’ordre de 2 milliard de dollars, soit près de 25 % de l’activité totale du groupe.
Dans le sillage de sa maison mère, TEREX CRANES France qui a retrouvé le chemin de la croissance, table sur une prospère année 2008, même si le fabricant se heurte aux mêmes contraintes que ses proches concurrentes. A savoir : trouver la matière première et les composants dans des quantités suffisantes pour honorer la demande de ses clients. D’autant que cette année encore l’usine PPM de Montceau-les-Mines en Bourgogne revoit sa production de grues mobiles à la hausse. Hors super-stackers, l’autre spécialité de l’entreprise, celle-ci s’est établie autour de 160 grues en 2005 et 2006, pour atteindre un chiffre d’affaires de l’ordre de 200 millions d’euros. Du coup, pour pallier à la demande, l’heure est de nouveau à l’investissement humain et matériel, notamment avec une nouvelle cabine de grenaillage-peinture en flux continu d’un montant de 2 millions d’euros. « Ce processus d’amélioration de la production engendre une plus grande souplesse de fabrication. Elle permet notamment à nos deux chaînes de montage dédiées aux grues de deux et trois essieux, d’intégrer l’assemblage de nos nouvelles grues sur camions de 3 et 4 quatre essieux », précise Jean-Pierre Molenda, directeur général de TEREX CRANES France. Une organisation qui aura permis à la société de tenir ses objectifs de production en 2007 avec la fabrication de 400 machines dont 270 grues mobiles, notamment avec des produits phares que sont les AC35 et AC35L à deux essieux qui mobilisent 70 % du marché en France. Sans oublier la montée en puissance des AC55-1 et surtout de l’AC55L dont les qualités - en particulier les performances de la flèche télescopique et le concept global de la machine – ont convaincu les utilisateurs au point de prendre 32 % de part de marchés. En plus des quatre modèles de base de grues autoroutières tout terrain, viennent s’ajouter les « Truck CRANES », des grues montées sur porteur TEREX conçues pour réduire le coût de la consommation de carburant et l’entretien. Les premiers modèles sont fabriqués depuis la fin de l’année 2006 et doivent suivre un rythme de croisière de 4 à 5 unités par mois dont la TC40 lancé à la Bauma. Dès ses premiers dessins, cette grue, équipée de la partie tournante des AC35, a été prévue pour non seulement procurer des coûts de maintenance et d’exploitation minimum mais aussi autoriser un assemblage simplifié.
Enfin, plus récemment, à CONEXPO, TEREX CRANES s’est illustré par la présentation de plusieurs nouveaux modèles dont la grue mobile AC100/4 quatre essieux de 100 t (également vu à la Bauma). Avec son jib de 27 m la machine dispose d’une portée de 77 m.
Nouvelle fonction pour Steve Filipov. Après plusieurs années passées à la tête de TEREX CRANES, Steve Filipov a été nommé président des marchés émergents et grands comptes. Il est remplacé par Rick Nichols, précédemment président de TEREX Materials Processing & Mining. Par ailleurs, TEREX CRANES France a lancé la construction d’un centre de SAV et de pièces détachées pour servir les utilisateurs de grues PPM et DEMAG">DEMAG depuis Mitry-Mory (77).
Pierre Nadal
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