Bodysens, une société née dans l'incubateur de l'Ecole des Mines d’Alès, vient de tester avec succès des "capteurs physiologiques communicants" qui vont être produits à l'échelle industrielle.
Les alpinistes français qui viennent de réaliser l’ascension de l’Aconcagua (Argentine ‐ 7000 mètres), étaient équipés de nouveaux capteurs physiologiques communicants. Mis au point par une société née dans Innov’up, l’incubateur de l’Ecole des Mines d’Alès, ces outils de télémesure seront désormais utilisés pour renforcer la sécurité de certains professionnels exposés à des dangers, ainsi que pour surveiller à distance les constantes physiologiques des personnes isolées Fixés à l’intérieur de la cagoule des alpinistes, les capteurs mesuraient à la fois la fréquence cardiaque, le taux d’oxymétrie et la température corporelle, données qui étaient transmises à Nîmes où elles étaient analysées en temps réel. Les alpinistes utilisaient par ailleurs un smart phone technologiquement innovant (EPI Phone). En tenant ce téléphone en main, on peut réaliser un électrocardiogramme, l’envoyer à distance et observer ses constantes de santé. Désormais brevetés, ces capteurs de télémesure physiologique, qui peuvent déclencher des alarmes, devraient à l’avenir équiper les pompiers et de très nombreux professionnels qui travaillent en milieu extrême, hostile ou confiné. Les sportifs et autres randonneurs pourront aussi s’équiper. Cette innovation connaîtra d’autres applications, dans la santé notamment. L’entreprise qui va produire ces capteurs communicants à l’échelle industrielle, Bodysens a été fondée fin 2009, après avoir passé 2 ans à l’incubateur de l’Ecole. Depuis sa création, la société a créé 5 emplois.
Innov’up : 90% des entreprises sont pérennes
Créé en 2007, Innov’up résulte du rapprochement de 2 organismes spécialisés dans l’aide à la création d’entreprises innovantes (l’incubateur de l’École des Mines d’Alès et le Centre Européen d’Entreprise et d’Innovation de Nîmes, lui‐même créé par la CCI de Nîmes). En 4 ans, elle a accompagné 83 projets d’entreprises innovantes, dont 26 ont abouti à la création d’une start up implantée en Languedoc Roussillon. La pérennité à 3 ans de ces jeunes entreprises dépasse 90%. Le montant des capitaux levés auprès de fonds privés atteint 7,6 millions €.
Par La Rédaction, le 29/03/2011