Dossier

EPI, les sauveurs de vies

Par William Perrault - 01.09.10 - BTP Magazine
EPI, les sauveurs de vies

En France, les chutes de hauteur sont une des principales causes d’accidents graves et de décès dans le BTP. Une étude réalisée par l’INRS (Institut national de recherche et de sécurité) a démontré que sur l’année 2008, 27,7 % des décès dans le BTP (ce qui correspond à 1 mort tous les 2 jours), étaient directement liés à une chute de hauteur, principalement, des chutes d’échelles, suivent, les chutes d’échafaudages…

Ce nombre croissant d’accidents du travail et de décès s’explique notamment par le manque, voire l’inexistence du port d’équipements de protection individuels, EPI. Pour autant, on remarque une hausse des fréquentations des formations et stages visant à prévenir les risques de chutes. Tour d’horizon des derniers EPI sur le marché.

Un label EPI

Partant du principe qu'un utilisateur exerçant son métier dans le bâtiment, l'industrie ou les collectivités, attend des réponses appropriées à ses besoins en terme de sécurité et d'équipement de protection individuelle, les entreprises du Réseau Socoda ont créé en 2004 le label "spécialiste EPI". Pour l’obtenir, les distributeurs doivent respecter une charte d'engagement incluant notamment la présence d’un spécialiste des EPI dans chaque agence. Aujourd'hui, le Réseau Socoda  compte plus de 30 entreprises représentant 120 agences sur l'ensemble du territoire français.

Les EPI, une industrie économiquement performante

Le marché des EPI représente 13 500 emplois en France, répartis entre fabricants (49 %) et distributeurs (51 %). Les EPI comptent également un important marché annexe, comprenant la formation, le conseil, ainsi que les fabricants des matières premières spécifiques tels que les fibres et les textiles techniques. Le marché global de la prévention et de la protection de l'homme au travail est par conséquent bien supérieur aux chiffres annoncés, soit plus de 808 M€ répartis sur plusieurs segments. Le plus important est celui des vêtements de protection qui représente à lui seul, 255,8 M€ de chiffre d’affaires. Suivent, la protection des mains et des pieds et des voies respiratoires, correspondant à 203,8 M€, 152,2 M€ et 86,3 M€. Les protections antichutes représentent un chiffre d’affaires de 38,4 M€, celles des yeux, 24,2 M€, de la tête 28,8 M€ et de l'ouïe, pour 18,8 M€.