NICE
C’est du propre !
Le fleuve Var, qui contrairement à ce que semble indiquer son nom coule dans les Alpes-Maritimes, se refait régulièrement une beauté. Une opération séduction baptisée dévégétalisation et qui a pour but de curer et débroussailler son lit.
La spécificité de ce chantier tient à ce que les travaux ont lieu en zone inondable ce qui suppose, outre une veille météorologique et des précautions particulières à prendre pour les ouvriers en matière de santé, de créer un merlan de protection. Mais comme le site est protégé, il faut également envisager les risques liés à l’environnement notamment les procédures à suivre en cas de fuites polluantes. Le volume à évacuer étant important, c’est la circulation qui s’en ressent, d’autant que de nombreux camions circulent quotidiennement. Sans oublier, bien sûr, le traitement spécifique des déchets verts. Ils sont ainsi mis en stock sur zone étanche pour dégradation en compost. C’est la DDE des Alpes-Maritimes, en charge de l’entretien du lit majeur du fleuve et de ses ouvrages hydrauliques affluents qui a mandaté les entreprises Garelli, Cavallo et Maria sur ce marché triennal.
Au final, ce sont 450 000 m2 de débroussaillage, 600 m3 de curage du vallon, 450 000 m2 de scarification des atterrissements limoneux, 6 000 m3 de reprofilage du lit du fleuve Var et 5 000 m3 d’enlèvement de limons qui caractérisent ce chantier d’envergure…
MANDELIEU
La Siagne se soigne
Parce qu’il a laissé de mauvais souvenirs dans les mémoires locales, notamment celles de crues violentes en 1994, 1996 et 2000, ce fleuve a incité les communes riveraines à se réunir en 1997 au sein d’un syndicat intercommunal, le Sisa. Actuellement, la Siagne est draguée et ses berges curées. Il vaut mieux prévenir que guérir !
C’est l’entreprise Tama associée à EMCC et Extract qui est en charge du draguage du fleuve. Il s’agit de recalibrer la Siagne de son embouchure jusqu'au pont qui traverse l’autoroute A 8 mais surtout, de procéder à un nettoyage de printemps approfondi. Ce ne sont donc pas moins de 90 000 m3 qui ont été évacués dont 30 000 m3 de sable, recyclés vers les plages de Mandelieu et de Vallauris Golfe-Juan. Quant aux matériaux impropres, ils ont été évacués comme il se doit. Les travaux ont débuté en décembre 2007 et se termineront en mai prochain, pour un coût total de près de 3 M€. Garelli et Tp Spada se retrouvent également en groupement pour le marché de curage des berges. Il s’agit notamment de reprise d’enrochement, de reprise de gabion, de battardage et de scarification des atterrissements.
Le marché, passé par le Sisa, est d’une durée de 5 ans et il concerne les communes de Cannes, Mandelieu, La Roquette, Mouans-Sartoux, Auribeau, Grasse et Peymeinade.
SAINT-LAURENT DU VAR
On remplace !
Le Port de Saint-Laurent du Var est en pleine restructuration. La rançon de la gloire pour cette structure située à quelques encablures de l’ouest de Nice et qui est un vrai lieu de vie et d’animation en journée, comme en soirée. Et qui dit succès, dit obligation d’être correctement amarré.
D’où un chantier qui prévoit le confortement de certains pontons et le remplacement de ceux devenus obsolètes. C’est le groupement TP Spada/Garelli qui a obtenu le marché. Les deux entreprises niçoises travaillent donc de concert sur ce chantier. Le confortement des pontons existants est assuré par la mise en place de deux poutres métalliques HEB, longitudinalement sous les travées concernées. Ces poutres sont ensuite soutenues par deux tours d’étaiement qui reposent sur des plots béton, coulés au fond. La solution retenue par TP Spada/Garelli est d’assembler en cale sèche les HEB deux par deux, ainsi que les tours d’étaiement. Chaque ensemble sera ensuite acheminé par la mer sur des pontons flottants, puis fixé aux pontons à conforter. Il suffit alors de couler au fond, les plots béton dans lesquels les pieds des tours d’étaiement seront noyés. Pour ce qui est de l’opération de remplacement, elle concerne environ 70 pontons de 20 tonnes. Un retrait qui commence par une manœuvre délicate, la démolition des oreilles au niveau des chevêtres sans toucher la partie inférieure correspondant aux coffrages perdus en fibrociment. Puis deux sangles de levage seront mises en place, entourant le ponton qui sera soulevé par une grue et posé sur la barge de servitude. Une deuxième grue à treillis le prendra alors en charge pour le poser sur le véhicule d’évacuation. Un système de cales sera mis en place afin de faciliter la récupération des sangles… Et il n’y aura plus qu’à recommencer pour le ponton suivant.
L’évacuation des pontons se fera dans une carrière où le fibrociment sera séparé du reste pour que les déchets soient ensuite traités selon les procédures en vigueur. Des travaux spectaculaires, tout au moins visuellement, dont le montant est de près de 3,6 millions d’euros.