Après une année 2007 exceptionnelle, l’année 2008 a montré un visage à double facette : les trois 1ers trimestres calqués sur 2007 en facturations mais aussi en commandes, tant en France qu’à international. L’arrêt brutal des prises de commandes en septembre/octobre a profondément changé la physionomie de l’année. La production de la manutention qui s’élève à 3,8 Md€, présente une baisse de 6,5 % (+18 % en 2007).
A plan du commerce extérieur, les exportations ont enregistré une baisse de 8 % après une hausse exceptionnelle de 25 % ; celles-ci restent toujours néanmoins orientées vers l’Union européenne.
L’ensemble des branches Manutention est en retrait en 2008, à l’exception du stockage qui a connu une légère progression en 2008. Cette évolution a permis de compenser partiellement le coût des matières premières, ainsi que celui de l’énergie lors du premier semestre. L’appréciation forte de l’euro n’a pas réellement pesé dans les exportations de la branche, celles-ci étant principalement tournées vers la zone euro.
Le levage industriel a baissé de 8 %. Il faut distinguer les nacelles en forte de contraction (27 %) liée au marché de la construction et plus particulièrement au secteur de la location, des ponts roulants et accessoires de levage qui eux ont connu une progression de 5 %.
Dans les systèmes, la manutention continue des charges isolées a connu un retrait de 7 %. Néanmoins, il faut noter une bonne tenue du marché français, synonyme d’une part d’une activité soutenue, et d’autre part d’une intensification de l’automatisation et de la mécanisation des sites logistiques. Les carnets de commandes restent bien garnis.
Les chariots ont connu une année en deux phases. Les six premiers mois à la poursuite de 2007, puis un second semestre difficile, voire en chute libre. En termes de chiffre d’affaires de production, les marchés français et internationaux se sont contractés de 6 %. Le marché français est redescendu sous la barre des 60 000 chariots. De leur côté, les chariots télescopiques ont souffert du retournement du marché de ma construction, le marché de l’agriculture restant dynamique mais insuffisant pour combler le déficit.
Le stockage a connu une seconde année de croissance avec un chiffre d’affaires de production en hausse français restant dynamique.
A effectif stable, la production ayant légèrement diminué, le ration production/effectif s’établit à 260 000 euros.