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Hommes & Métiers

Plongeur scaphandrier


Par CB - 11.04.08 - BTP Magazine
Dans le secteur des travaux publics, le scaphandrier à pour rôle d’intervenir sur des installations portuaires, d’inspecter des barrages… Ce plongeur aura certaines compétences en maçonnerie, soudure, découpage et raccordement de tuyauterie. Il intervient entre autre, dans la mise en œuvre de béton immergé, le réglage de plates-formes, la pose d’émissaire en mer ou de protection cathodique. Dans le domaine de l’exploitation pétrolière offshore, son rôle concerne plus particulièrement la construction des plates-formes de forage, la connexion de pipelines immergés, la surveillance et la réparation de puits de forage.

Les plongeurs scaphandriers travaillent à des profondeurs pouvant dépasser 250 mètres en caisson hyperbare et doivent savoir manier les outils les plus couramment utilisés en travaux publics. Pour l’entretien, l’exploitation et la surveillance, il doit veiller au bon état et à la stabilité des appuis, des fondations et des structures. Un service gestionnaire se doit de vérifier à chaque instant que la sécurité est acquise (inspections périodiques et inspections particulières). Pour les opérations de maintenance, il réalise des dévasages, renforce des pieux par soudure, surveille et brosse des coques de navires, découpe et démantèle des structures sous-marines. Pour les parties immergées des ouvrages situés en sites aquatiques, les mesures de sécurité nécessitent une surveillance précise.
Les principales interventions sont destinées aux ponts (routiers, ferroviaires et ponts canaux), aussi bien les quais, écluses, aménagements d’infrastructures (protection d’énergie, gestion ou fourniture d’eau potable, réseaux de transports fluviaux ou de tourisme). Des conduites d’accès ou de vidanges dans des installations industrielles ou de productions d’énergie.

Calme et sang-froid

Les conditions physiques du scaphandrier sont contrôlées et reconnues par des examens médicaux pratiqués périodiquement. En plus d’être apte à la pratique de la plongée, il doit être calme, faire preuve de sang-froid et savoir rapporter clairement ce qu’il a vu ou toucher puisque dans 90 % des cas, il n’y a pas de visibilité dans les plongées TP. En effet, ses supérieurs ou donneurs d’ordres ne peuvent ni se rendre compte des travaux effectués ni les contrôler.
Il peut être amené à travailler pour des services spécialisés et réseau technique dans l’administration ou dans des entreprises de travaux maritimes et fluviaux. Il intervient en mer mais aussi dans les égouts, les stations d’épuration etc.… Il est aussi sur la tête d’un tunnelier hyperbare pour remplacer des dents, dans le bâtiment réacteur d’une centrale nucléaire pour les essais d’enceintes. Il doit aussi assurer une activité administrative pour établir ses rapports de visites.
Une équipe en intervention est souvent composée de trois scaphandriers. Un chef d’opération hyperbare avec une mission de surveillance en surface. Un scaphandrier intervenant et un scaphandrier de secours. Issu la plupart du temps d’un métier de base en rapport avec les TP, il est titulaire d’un certificat d’aptitude à l’hyperbarie obtenu dans le cadre de formations et stages agréés par des organismes professionnels.

Quatre méthodes de plongée

La plongée narghilé, utilisée la plupart du temps, qui s’effectue par l’alimentation en gaz du scaphandrier depuis la surface à l’aide d’un narghilé, ainsi la durée de plongée n’est pas limitée.
La plongée en scaphandre autonome est utilisée lorsque le scaphandrier doit se déplacer, souvent, le long d’une canalisation. Il emporte avec lui une réserve de gaz, et son temps d’intervention est alors limité.
La plongée bulle est utilisée lorsque la profondeur est importante, la bulle permet de réaliser des paliers dans des conditions plus aisées.
Enfin la plongée tourelle assurée dans les grandes profondeurs, elle permet au scaphandrier une décompression en surface dans un caisson de décompression.

 
La formation

L’INPP (Institut national de plongée professionnelle)  propose des formations au diplôme de scaphandrier, pour différentes classes.
Classe 1 : pour travailler dans les 20 mètres de profondeur ;
Classe 2 : pour la zone de 60 mètres ;
Classe 3 : pour les plongées plus profondes dites « à saturation ».
Ensuite, viennent les mentions : A pour les travaux sous-marins, B pour les autres activités (cameraman, photographe, surveillance apnée…), et C pour la capacité à l’hyperbarie concernant la manipulation des chambres de recompression.

 


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