Le LCPC se penche sur les résidus d’assainissement pluvial
Par La rédaction - 22.01.10 - France BTP

Pendant deux ans, le LCPC (Laboratoire central des ponts et chaussées), s’est penché sur l’épineux problème des sédiments provenant de l’assainissement pluvial routier et urbain. La raison de cet intérêt est la présence fréquente de métaux lourds, de matière organique et d’hydrocarbures dans ces résidus. Ces éléments, même s’ils sont aujourd’hui stoppés par les bassins de rétentions, présentent un risque pour l’environnement et la santé humaine. Sur l’ensemble du territoire, la quantité curée dans ces bassins est estimée à 5 millions de tonnes de matière sèche par an. Le développement des villes contribue également au développement de ces déchets puisque le volume de produits issus du nettoyage des chaussées est estimé à 1 millions de tonnes de matière sèche par an. Leur valorisation fait actuellement l’objet de l’opération de recherche « caractérisation et gestion des résidus de l’assainissement pluvial routier et urbain » pilotée par Véronique Ruban de la division eau et environnement du LCPC.
Pour ce qui touche au retraitement des sédiments, la technique de l’attrition s’est révélée très intéressant et un pilote préindustriel mis en place pour tester cette méthode que la quantité de sédiments potentiellement valorisables après ce traitement varie de 34 à 80 %. Rappelons que l’attrition consiste en l’élimination de l’encroutement parfois présent à la surface des particules, par frottement des particules entre elles. Cela permet de séparer les éléments les plus fins, souvent les plus contaminés par les métaux lourds par exemple, des élément plus grossiers, potentiellement valorisables.
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