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L’Europe (de l’Ouest) à Grande Vitesse
Magazine BTP Région I Fév. - Mars 2008 N° 75
Mettre Bordeaux à 2 heures de Paris, libérer la ligne existante pour fluidifier les trains de marchandises et les TER, favoriser le transfert de la route vers le rail… Pour RFF et SNCF, tels sont les principaux enjeux du projet "LGV Sud Europe Atlantique".
Mettre Bordeaux à 2 heures de Paris, libérer la ligne existante pour fluidifier les trains de marchandises et les TER, favoriser le transfert de la route vers le rail… Pour RFF et SNCF, tels sont les principaux enjeux du projet "LGV Sud Europe Atlantique". Le point sur les avancées de cette future ligne qui, à plus long terme, doit se prolonger vers la péninsule IBérique, pour rejoindre Madrid et Lisbonne via la façade atlantique.
La construction des 303 kilomètres de ligne nouvelle à grande vitesse entre Tours et Bordeaux est évaluée à 7,2 milliards d’euros courants, c’est-à-dire aux conditions économiques de 2016, date prévue pour la fin des travaux. Avec elle, Réseau ferré de France démontre ainsi sa capacité de proposer des solutions de financement innovantes dans la réalisation des grands projets structurants ferroviaires grâce à un partenariat public privé (PPP).
En effet, le concessionnaire de la Ligne à Grande Vitesse Sud Europe Atlantique (voir encadré en annexe) assurera à ses risques, la conception, la construction, l’entretien, le renouvellement, l’exploitation et le financement du projet. En contrepartie, il disposera des recettes produites par l’exploitation de la ligne.
Réalisée dans le prolongement du TGV Atlantique existant (Paris Montparnasse-Tours), cette nouvelle infrastructure mettra Bordeaux à un peu plus de 2h00 de Paris et permettra en outre de dégager des capacités supplémentaires pour les trains de fret et les TER sur la ligne existante.
De Ligne en Lignes
Par ailleurs, l’Etat, RFF et les conseils généraux d’Aquitaine et de Midi-Pyrénées ont signé un protocole d’accord visant à démarrer aussi rapidement que possible les études des projets de lignes à grande vitesse Bordeaux-Toulouse et Bordeaux-Espagne. L’objectif de RFF est que les travaux puissent démarrer en 2013, dès le bouclage de la ligne Tours-Bordeaux. Les études de ces deux autres grands projets seront accélérées de manière à lancer l’enquête publique à l’horizon du printemps 2011 pour un début des travaux envisageable en 2013 pour Les deux liaisons.
Un protocole d’accord cadre des « Grands projets du Sud Ouest (GPSO) » a été proposé par l’Etat et RFF.
Il propose de découper le projet en 3 lots fonctionnels :
· Bordeaux – Dax – Agen,
· Agen – Toulouse,
· Dax – frontière espagnole.
Les études et la concertation sur chaque lot seront pilotées par un Comité territorial. La coordination entre les 3 lots sera assurée par un Comité de pilotage GPSO présidé par le Préfet de la Région Aquitaine, composé de RFF et des deux Présidents des Régions Aquitaine et Midi- Pyrénées.
Les études comprennent des études spécifiques à tout projet de ligne nouvelle. A savoir : l’amélioration de la desserte du bassin d’Arcachon et de la desserte du Béarn et de la Bigorre, contournement ferroviaire de Bordeaux…
Un plan de financement de la part des collectivités locales d’Aquitaine a été élaboré et sera proposé par le Préfet de Région et le Président du Conseil régional afin de démarrer toutes les études début 2008.
Appel à candidature
Réseau Ferré de France (RFF) a publié le 1er mars 2007, un avis d’appel public à candidatures en vue de l’attribution d’une concession portant sur la réalisation de la LGV Sud Europe Atlantique de Tours à Bordeaux. Huit mois plus tard à Bordeaux, RFF devait annoncer le nom des entreprises ou groupements d’entreprises « nominés » pour la réalisation, sous la forme d’une concession, de la ligne à grande vitesse Sud Europe Atlantique (LGV SEA) Tours-Bordeaux. Les candidats retenus sont : Bouygues, EIFFAGE et VINCI. Dans le détail :
- la candidature Bouygues est un groupement constitué des entreprises Bouygues Travaux Publics SA (mandataire), DTP Terrassement SA (Bouygues), Quille SA (Bouygues), DV Construction SA , Bilfinger Berger BOT GmbH, Bilfinger Berger AG, RAZEL SA (groupe Bilfinger), SPIE Batignolles SA , Seco Rail SA (Bouygues), SPIE Rail SA (Bouygues), Alstom Transport SA , Barclays European Infrastructure (II) Limited (BEI2L), NIBC Infrastructure B.V. , Meridiam Infrastructure Managers SARL , HSBC European Infrastructure Investments 2 SARL , Babcock & Brown Ltd ;
- EIFFAGE fera, lui, appel aux entreprises de son groupe pour ce projet ;
- La candidature VINCI est un groupement constitué des sociétés VINCI Concessions SA (mandataire), VINCI SA, Sojas SAS, AXA Infrastructures investissements SAS et FCPR AXA Infrastructures Partners et La Caisse des Dépôts et Consignations.
La signature du contrat avec le futur concessionnaire devrait intervenir après la déclaration d’utilité publique du tronçon Tours-Angoulême, dont l’enquête publique est en cours. La signature devrait intervenir début 2009.
La rédaction |
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