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Les amoureux, les bancs publics
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Mobilier urbain

Les amoureux, les bancs publics

Magazine Réseaux VRD I Juin 2008 N° 154

Qui aurait cru que la mode viendrait influencer le petit monde du mobilier urbain.

Qui aurait cru que la mode viendrait influencer le petit monde du mobilier urbain. Il suffit de remonter 10 ans en arrière pour se rappeler que les modèles n’étaient pas vraiment extravagants et les matériaux étaient très traditionnels. Renversement de tendance. Le mobilier urbain ne séduit plus seulement sur ses qualités de durabilité mais doit également flatter la rétine des élus et de leurs administrés. Les matériaux se diversifient et récemment, le respect de l’environnement est venu complexifier le secteur.
Réunir dans un même objet le souci de l’esthétisme, de la durabilité, de la facilité d’entretien et du développement durable relève de la gageure. Pourtant, les fabricants de mobilier urbain se sont retroussé les manches pour offrir des produits parfaitement en phase avec les valeurs fortes de leur époque.


Bien assis, belle assise

L’élément de mobilier urbain le plus évident est sans doute celui auquel on pense le moins car, à l’utilisation, on ne le voit plus : le banc public. Ils sont une composante essentielle de l’appropriation de l’espace urbain par les citadins. C’est la raison pour laquelle ils font l’objet de toutes les attentions et font parfois appel au talent de designers pour se parer de leurs plus belles formes et de matériaux variés et, c’est essentiel pour maitriser les coûts d’entretien, de plus en plus résistants aux agressions du quotidien. Ensuite, les élus n’ont que l’embarras du choix. Mais les goûts et les couleurs…

Design 60’s

Parmi les fabricants de mobilier urbain, certains ont décidé de casser les codes et de lancer des éléments particulièrement originaux. C’est le cas de Miramondo dont la gamme offre une allure vraiment atypique. Avec le « disco disco », poursuit la déclinaison de son concept déjà vu avec un autre modèle, le « big bux ». Il s'agit d'un objet pour s'asseoir ayant pour dimensions 50 x 50 x 50 cm c'est-à-dire 0,125 m3. Sa forme donne une connotation forte à l'environnement. Lors de sa conception, c'est moins le souci d'un banc ergonomiquement correct qui a primé mais plutôt la création d'un objet expressif sur lequel on peut s'asseoir. Son design tendance années 60 peut et doit attirer l'attention. Les parties latérales sont découpées au laser et soudées sur leurs faces internes de manière à préserver la continuité de la forme.

Sous le signe de l’eau

Azuly continu de décliner avec succès sa gamme H2O de mobilier urbain réalisé en Ductal, un béton haute performance qui permet d'obtenir des éléments aux formes tourmentées, au poids contenu et terriblement durables puisque la résistance à l'abrasion est la même que celle du granit. La finesse des constituants du Ductal permet une mise en œuvre autoplaçante pour rendre au mieux les motifs et autres gravures de fond de moule. Après, le banc, la marque dévoile un nouveau concept où assise et dossier sont réalisés avec la même pièce. Si l’on ajoute un élément modulaire intermédiaire, on dispose des briques de bases à la construction de véritables sculptures de détentes urbaines.
Le Ductal, avait déjà permis au fabricant d’innover avec des bancs aux formes complexes et inattendues avec la gamme Swing. Les formes sont aériennes et plutôt surprenantes pour du béton puisqu’on a l’impression de voir un matériau souple et léger.

L’art de l’assise espagnole

La société IBérique Escofet maîtrise de nombreux matériaux pour la fabrication de ses bancs. Ainsi, le banc Yin Yang en béton gris granitique offre une découpe finement ciselée et triangulaire qui permet de jouer avec la lumière et les ombres. On est très loin du banc traditionnel d’autant que, visuellement, son assise se coupe en deux avec une partie polie et l’autre décapée pour donner des effets de surface très différents. Autre produit surprenant démontrant la maîtrise du fabricant, Naguisa, une série modulaire de bancs en béton préfabriqué placés dans le Parc qui a été construit au centre de l'Île artificielle "Island Ville" de la baie de Hakata, dans la ville japonaise de Fukuoka. Les bancs modulaires installés adoptent des formes circulaires de 11 et 7,5 mètres de diamètre. Le module principal du banc Naguisa est formé par une pièce arquée de 4 mètres de longueur dans laquelle les parties excavées fonctionnent comme un siège et la partie supérieure, avec une forme organique qui a le rôle de soutien.

Traditionnel durable

Il n’y a pas que les matériaux nouveaux qui doivent attirer l’attention. Acropose propose des éléments urbains avec des matières traditionnelles qui cherchent à concilier élégance et durabilité. La société qui développe son offre sur quatre thèmes majeurs. « Derrière la colline » regroupe du mobilier dont le style tire son inspiration du règne végétal. « D’esquisse en épure » est, au contraire, beaucoup plus structuré, plus orienté vers la géométrie des formes. « Faire l’école buissonnière » est une nouveauté du fabricant. C’est le lieu des enfants dans la ville. Ce thème regroupe deux lignes de produits : Ecolor aux formes tirées de l’univers des enfants et Graph composée d’éléments thermolaqués ce qui permet d’intégrer des motifs très colorés (photos de jouets, etc.) et d’avoir une expérience visuelle inattendue dans le domaine du mobilier urbain.
Enfin, « Et puis il y a la mer » est d’inspiration maritime. La ligne Régate est composée d’éléments en inox et laque époxy cuite au four qui se mélangent à des parties en bois (issu à 100 % de forêts écogérées).

Plastique recyclé

La société Plas’Eco est spécialisée dans le mobilier en plastique recyclé. Si les premiers modèles produits arboraient alors un design assez sommaire, l’entreprise a très vite proposé des formes plus variées et audacieuse en multipliant les teintes. Le plastique recyclé contribue à la valorisation des déchets et il est sans entretien, imputrescible, hygiénique, résistant au gel, aux moisissures et aux insectes, traité anti-UV, anti-graffiti, teinté dans la masse et garanti 10 ans. Un des produits les plus originaux du fabricant est la série K. Cette gamme propose des bancs droits, courbes ou dos à dos car composée de lamelles en plastique de 4 cm d’épaisseur juxtaposées et liées entre elles par 3 entretoises en acier inoxydable.


Mal aimée indispensable

Ce n’est pas la partie du mobilier urbain la plus « glamour ». Pourtant, c’est une des plus importantes : la corbeille. Loin du cylindre glacial et déprimant, elle revêt différentes formes pour séduire malgré sa fonction.

Couleur et tri sélectif

Citec Environnement propose les modèles « Opale » de la gamme Strada. Ces corbeilles sont rendues translucides grâce à l’utilisation d’un plastique breveté résistant et non coupant en cas de casse. Leur but est de remplacer les systèmes de sac transparents liés aux plans Vigipirates. La facilité de collecte est garantie par un système d’accroche particulièrement simple ne mettant en œuvre qu’une simple clé (un carré). Et comme deux bonnes idées valent mieux qu’une, les corbeilles Opale sont déclinées en différentes couleurs associées au tri sélectif et offrent une contenance de 50 litres.

Bois ou acier

Chez Square Urbain, le mobilier urbain se décline en plusieurs matières sur un même modèle. Ainsi, la corbeille Paseo est-elle faite d’un corps cylindro-conique formé par l’assemblage de 18 lattes reposant sur un pied de diamètre inférieur. Ces lattes peuvent être soit en acier, soit en bois exotique (Moabi). Toute la structure est en acier et le bac intérieur est galvanisé. Haute de 75 cm, cette corbeille peut accueillir des sacs de 65 litres et elle est scellée au sol par 3 tiges.

Vigipirate et élégant

Pour Metalco, Vigipirate ne rime pas avec austérité. La preuve avec la corbeille Vedo entièrement fabriquée en tôle d’acier Corten de 2 mm d’épaisseur et ayant passé avec succès le test d’explosion. Cet acier est découpé par technologie laser, sablé et traité selon un cycle d'oxydation mis au point par le fabricant. Les deux côtés de la structure de la corbeille sont ajourés avec des décorations de feuilles stylisées. Les deux côtés ouverts permettent un accès direct à l'anneau porte sac de diamètre 365 mm et de hauteur 100 mm. La partie supérieure, de même épaisseur que le corps, et inclinée comporte un pictogramme en relief. La base permet, par deux trous, de fixer la corbeille au sol par cheville.



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