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Nantes accueille les solutions pour le territoire
Magazine Réseaux VRD I Juin 2008 N° 154
C’est à la Beaujoire, prêt du fameux stade de football fief des canaris nantais, que ce sont réunis plusieurs acteurs spécialisés dans la voirie, les risques et l’aménagement et l’équipement de la ville lors du Salon des Solutions Techniques Territoriales. L’offre était variée et attrayante.
C’est à la Beaujoire, prêt du fameux stade de football fief des canaris nantais, que ce sont réunis plusieurs acteurs spécialisés dans la voirie, les risques et l’aménagement et l’équipement de la ville lors du Salon des Solutions Techniques Territoriales. L’offre était variée et attrayante.
Aider à l’ouverture
Les Fonderies Dechaumont, au-delà de la qualité de leurs produits, sont également connues pour leurs systèmes astucieux permettant de faciliter la vie des utilisateurs. Il en va ainsi de la couverture à paver articulée exposée sur le stand. Son ouverture est assistée par un vérin afin de faire oublier le poids conséquent de la fonte. Cette gamme existe en deux profondeurs afin d’y loger des pavés de 44 ou 80 mm. L’option d’assistance à l’ouverture permet à une seule personne de manœuvrer la trappe. Et comme ce type de produit doit se contenter d’une maintenance quasiment nulle pour être attrayant, les Fonderies Dechaumont ont fixé le vérin par deux simples vis qu’il suffit d’ôter pour remplacer l’élément défectueux. De plus, contrairement à des vérins à gaz, ceux-ci font appel à un système de ressort qui offre une durée de vie particulièrement longue car insensible aux fuites !
Mobilier et matériaux traditionnels
Husson International proposait sur son stand toute un éventail de produits dédiés à l’aménagement urbain au travers de sa gamme de mobilier. Une gamme faite de bois et acier traité ou uniquement d’acier. Bancs, chaises longues, corbeilles, jardinières ou encore banquettes, rien ne manque dans le catalogue du fabricant. À note : les modèles tout en acier sont découpés de motifs. Et il s’agissait là d’une avant-première puisque la gamme complète ne sera finalisée que pour la rentrée, en septembre/octobre. C’est en effet un domaine que tente d’investir le fabricant que l’on connaît plus dans les jeux et activités d’extérieur.
Fermer et sécuriser
Lambert-clôture est un distributeur. Comme son nom l’indique, l’entreprise se spécialise dans les clôtures (sportives, scolaires, de sécurité et de haute sécurité) mais, avec Betafence, elle propose également des gabions. Ceux-ci servent, entre autres, à réaliser des aménagements urbains originaux. Les centres-villes de Nantes, Rennes ou encore Brest ont été séduits par l’aspect et la durabilité de ce système. Les gabions permettent de construire des murets de pierres sèches renforcés tout en gardant la possibilité de ménager des zones d’assises pour les citadins. De plus, cela offre la possibilité d’utiliser des pierres locales afin de fondre au mieux l’ensemble dans la culture et le paysage de la ville. Un autre atout des gabions est qu’ils peuvent former des murs de soutènement tout en gardant des caractéristiques drainantes évidentes. Pas de soucis de sécurité avec l’acier galvanisé qui compose cette cage de pierre puisqu’il fait appel à un système de spirale empêchant toute blessure. Pour l’esthétique, il peut être thermolaqué.
Petit mais costaud
Mega, qui fait partie du groupe Aixam, s’était fait remarquer il y a quelques années en proposant une incroyable super car 4x4. Un véhicule hors normes produit en toute petite série et destiné à attirer l’attention sur le savoir-faire de ce constructeur qui propose toute une gamme de véhicules dont des utilitaires compacts. Voir très compacts. D’ailleurs, lorsque l’on découvre ces véhicules, dont le Mega Multitruck, on imagine qu’il s’agit d’un petit modèle sans permis. C’est sous-estimer l’astuce de conception de cet engin qui est disponible en moteur thermique ou électrique, avec ou sans permis. De quoi commencer à réviser un jugement un peu hâtif et sévèrement battu en brèche lorsque l’on étudie de plus prêt la machine qui se destine, entre autres, aux collectivités et qui est basée sur un concept de châssis cabine avec châssis poutre pour mettre un élément arrière (frigorifique, benne, etc.). La transmission CVT et les dimensions compactes sont un atout en ville sans rogner sur l’espace réservé à l’utilisateur dans la cabine.
Du côté des performances, la version sans permis dispose d’une vitesse de pointe de 45 km/h et de 200 kg de charge utile. Quant à la version avec permis, elle permet d’aller à 80 km/h et de 500 kg de charge utile. Ces deux modèles sont motorisés par un bloc Kubota. Enfin, une version électrique filant à 45 km/h pendant 80 km est disponible.
Et la sécurité n’est pas oubliée puisque la cabine repose sur un châssis tubulaire et que des zones de déformation programmées permettent d’absorber les éventuels chocs.
L’utilitaire électrique
La société Eleve a fait de l’environnement un cheval de bataille. Tous les employés sont fans d’automobile tandis que le patron était précédemment à la ville de La Rochelle, au service électrique. C’est donc tout naturellement que cette entreprise s’est spécialisée dans la distribution de véhicule à propulsion électrique. Deux modèles ont attiré notre attention sur le stand. Tout d’abord, le Piaggio Porteur. Il s’agit d’un petit utilitaire exposé dans sa version à plateau basculant. Il offre 90 km d’autonomie pour une vitesse de pointe de 70 km/h soit, en moyenne, 2 à 3 jours de travail en collectivité. Ce véhicule étant susceptible de travailler en centre urbain et ne faisant aucun bruit du fait de son mode de propulsion, il existe une option de « bip » pour signaler son approche aux piétons. Ce type de véhicule montre tout son potentiel dans le domaine des espaces verts ou de l’entretien de voirie puisque son moteur silencieux permet de l’utiliser même à des heures très matinales.
L’autre modèle à avoir attiré notre attention est le Pélican, un triporteur électrique allant à 25 km/h avec une autonomie de 50 km. Sa carrosserie de protection lui permet d’éviter au conducteur le port du casque. Du côté des équipements, il dispose d’un enrouleur, d’un porte-outil et d’un système de PDA permettant de communiquer avec l’agent à distance pour l’informer de tâches spécifiques à effectuer.
Porteur rouge en approche
Manitou, malgré la taille modeste du salon, avait fait le déplacement avec trois machines dont une avant-première. Il s’agissait de la MOB 170 Evolution, une nacelle sur porteur présentée sur un Cabstar. Elle offre une hauteur de travail de 17 m pour un déport de 10 m. La rotation de la tourelle se fait sur 355° tandis que la capacité de la machine est annoncée pour 200 kg, soit 2 personnes. Le dévers maximum admissible est pour sa part de 5°. Parmi les atouts de cette nacelle sur porteur, on notera le contrôle automatique du déport ou les commandes proportionnelles.
À côté d’elle, on trouvait un ML 40, mini-chargeuse introduite dans la gamme lors du dernier salon Bauma suite au rachat de Benotech, et le MT 620, un petit chariot télescopique.
Voirie haute pression
La société CMAR propose des systèmes de nettoyage de voirie à haute pression. Rien à voir avec un dispositif à lance HP. Il s’agit là d’un accessoire qui se fixe à l’avant d’un porteur 4x4x4 à avance hydrostatique. Le NC 300 permet de nettoyer à l’eau chaude avec une pression de 300 bars. Un joint tournant Rivard et 2 buses HP sous une cloche forment cet étonnant outil de décapage qui travaille tout en douceur et sans aucun produit chimique ! Ce système permet de travailler même sur du joint sable. L’ensemble dispose d’une réserve d’eau de 1 500 l, d’une pompe HP de 300 bars débitant 42 l/min et d’un système de chauffage portant l’eau à 90°C.
Et comme un bon travail comprend les finitions, une fois le décapage réalisé, une autre pompe prend en charge les opérations de rinçage.
Mobilier depuis 20 ans
Concepteur et fabricant de mobilier urbain depuis deux décennies, la société Aréa a depuis longtemps fait naître un esprit de gamme dans ses catalogues. Aujourd’hui, l’entreprise propose quatre grandes familles de produits. Tout d’abord, la protection de l’arbre qui représente, à elle seule, 35 tonnes de grille chaque mois. Puis, les produits en ligne qui regroupent le mobilier de rue (barrière, potelets, lys…). Ensuite, on trouve les bancs et les corbeilles qui se distinguent entre eux par les matériaux utilisés lors de la conception (bois, acier…). Comme Aréa est un métallier, les bancs en acier sont parmi leurs modèles les plus vendus comme ceux que l’on retrouve sur la ligne du tramway T3 du sud de Paris. Enfin, la quatrième famille, nommée « jardin », regroupe les agrès d’extérieur pour les parcours santé par exemple.
Le roi de la minipelle
Takeuchi n’avait apporté qu’une seule machine, mais elle a fait sensation. La TB125n est une minipelle bi-énergie dont le moteur électrique ne fonctionne que lorsque la machine est connectée au secteur. Ce n’est donc pas une technologie hybride. Toutefois, cela permet de travailler en milieu confiné sans craindre les gaz toxiques dégagés par les moteurs à explosion, ni subir le son du moteur. Engins de niche, ces mini-pelles voient leur commercialisation s’accroître progressivement mais sont toujours vendues au coup par coup, lorsque la commande tombe.
Cette minipelle ne devait toutefois pas faire oublier des machines très séduisantes pour les métiers œuvrant en zone exiguë : la gamme FR. Elles n’usurpent pas leur appellation de super-compact. Comme les « zéro tail swing », elles font tourner leur arrière dans l’encombrement de la machine, mais elles améliorent encore le concept avec l’absence de déport également à l’avant ! Cette prouesse est rendue possible par un système de déplacement du pied de flèche. Cette astuce est également utilisable pendant l’utilisation et permet de trouver des angles de travail inédit ! Quant à la stabilité, elle ne pose pas de problème puisque le contrepoids est placé dans le parallélogramme sur lequel est fixé le pied de flèche. L’inventeur de la minipelle garde toujours de bonnes idées en réserve.
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