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La location au zénith

Location

La location au zénith

Magazine Terrassement & carrières I Août - Sept. 2008 N° 104

"Patrick Rizzo et Jean-Philippe Theuriot, directeur du marketing et directeur du matériel de Loxam.", "Martin Schickel, directeur général de Liebherr location France.", "Philippe de Castro, directeur général de Bergerat-Monnoyeur Services"...

Patrick Rizzo et Jean-Philippe Theuriot, directeur du marketing et directeur du matériel de Loxam : « Paradoxe en 2008 »

« En 2007, les clients de Loxam TP ont fait une bonne année », remarque Patrick Rizzo, directeur marketing du groupe Loxam. « Donc Loxam TP a réalisé une bonne année. Car une industrie de services comme la nôtre est liée à l’activité de ses clients. » Patrick Rizzo détaille une activité soutenue dans les TP avec de nombreux chantiers : contournements de villes, rénovation-démolition, tramway, bretelles d’autoroutes, chantiers de maintenance… Le groupe, à la fois par croissance externe (intégration de Laho en juin 2007) et croissance interne, a connu une forte progression à deux chiffres. « En 2008, nous sommes confrontés à un paradoxe », analyse le directeur du marketing. « Il existe en France un climat général de prudence et d’incertitude alors que les carnets de commandes de nos clients sont pleins. Certes, certains chantiers sont impactés par les élections municipales, mais c’est plutôt l’optimisme qui Domine à court terme. Il n’y a pas d’inquiétude sur les six premiers mois de l’année. 2008 a d’ailleurs bien démarré, sans doute en raison des bonnes conditions météo. Si un ralentissement peut être attendu, ce sera vraisemblablement en fin d’année ou au début 2009. »
2007 aura vu chez Loxam TP le lancement d’une nouvelle catégorie de matériels en location : les tombereaux de 30 tonnes qui sont venus compléter les gammes de pelles au-delà de 10 tonnes, les chargeurs de 1 m3 et 4 m3, les compacteurs V3, V4, V5. Loxam TP dipose ainsi d’un parc de 210 machines qui vient en appui des compacteurs déjà disponibles par le réseau des 400 agences de Loxam généraliste. « Nous continuerons à augmenter notre parc », prévoit Jean-Philippe Theuriot, directeur des matériels du groupe Loxam. « Mais plus raisonnablement. L’essai tombereaux s’est révélé intéressant mais difficile car nous ne sommes pas connus dans cette catégorie de matériels. Et ces véhicules restent difficiles à louer sans chauffeur. Et cela constitue un métier à part entière. »


Martin Schickel, directeur général de Liebherr location France : « Forte augmentation du parc en 2007 »

« L’année 2008 peut évidemment nous réserver des surprises, car nous sommes qu’au premier trimestre, mais, pour l’instant, nous ne sentons pas le coup de frein traditionnellement perceptible à proximité des élections municipales », constate Martin Schickel, directeur général de Liebherr location France. « Il faut toutefois rester prudent. On a souvent vu des chantiers s’arrêter en plein élan parce que la tranche suivante n’était pas confirmée. Or, l’idée est dans l’air de remettre plus ou moins en cause certains projets autoroutiers. Pau-Langon, par exemple. Et puis, nous vivons un cycle de croissance d’activité exceptionnellement long qui doit logiquement connaître un ralentissement un jour. »
La tendance reste soutenue selon le loueur alsacien. Les TP, cœur de métier de Liebherr location France, ressentent très directement les retombées du secteur du bâtiment qui s’inscrit dans une perspective très porteuse. L’éventualité d’un trou d’air n’empêche nullement Martin Schickel de tabler sur une année 2008 tout à fait satisfaisante avec une croissance attendue de 8 %. Cette prévision se situe un retrait par rapport à l’activité de 2007 marquée par un très fort développement de 20 %, un chiffre d’affaires ayant atteint 22 millions d’euros et un parc augmenté de 80 machines pour se situer à 481 unités. L’investissement sur la flotte de matériels devrait se traduire par un solde net de 50 machines supplémentaires en 2008. Liebherr Location France compte ainsi 164 pelles sur chenilles de 20 à 50 tonnes, 82 pelles sur pneus, 126 chargeurs, 12 bouteurs, 4 télescopiques et 63 tombereaux de marque Bell. Le taux d’occupation a été bon en 2007. Les machines de terrassement ont été utilisées à 66 % et les tombereaux à 70 %.
« Nous gardons nos matériels entre 4 et 5 ans », reprend Martin Schickel. « Un peu plus pour les pelles sur chenilles car les délais de livraison sont devenus très longs. En conservant ces machines six mois de plus environ, nous permettons à notre parc de répondre à la demande en cas de livraison plus tardive que prévue. Aujourd’hui les chantiers ont des besoins à court terme parfois même avec des modifications de configuration pas toujours explicables. L’efficience de tel ou tel type de matériels joue un rôle important dans la location. »


Philippe de Castro, directeur général de Bergerat-Monnoyeur Services : « Les prévisions de grands chantiers sont bonnes »

« Je confirme que 2007 a connu une assez forte progression du chiffre d’affaires de 12 %, pour dépasser la barre des 20 millions d’euros », souligne Philippe de Castro, directeur général de Bergerat-Monnoyeur Services. « Le marché se porte bien. La demande est de plus en plus forte. Et les prévisions de grands chantiers sont également bonnes. »
Tous les ans, en fin d’année, Bergerat-Monnoyeur examine avec ses clients leurs prévisions pour l’année suivante. Et ce tour d’horizon permet de tabler sur une année 2008  « au moins aussi bonne que 2007 ». « Il y a bien eu un ralentissement perceptible fin 2007 et début 2008 », reprend Philippe de Castro. « Mais, après analyse, il apparaît que cette situation est due à des conditions climatiques défavorables qui ont incité les entreprises à mettre leurs salariés en congés pour liquider des jours qui pouvaient leur rester à prendre. »
En répertoriant les principaux chantiers en cours ou sur le point de démarrer (A65, fin de la LGV Est, A13, A31, les échangeurs de Tours et Bordeaux, le canal Seine-Nord), Philippe de Castro estime que les perspectives sont assez bonnes sur l’ensemble de l’année 2008 et correctes pour 2009. « Nous sommes en mesure de prévoir d’une année sur l’autre pour ajuster notre parc machine », précise le directeur général de Bergerat-Monnoyeur Services. « Nous pouvons avoir cette visibilité dès l’automne pour l’année qui va suivre en interrogeant nos clients nationaux. Notre parc comprend 500 matériels environ. Il a augmenté de 10 % entre 2006 et 2007. Il est constitué de pelles de 20 à 30 tonnes allant aussi jusqu’à 45 tonnes, de tombereaux, de bouteurs D5 et D8. Quant à la nouvelle niveleuse 14 m, elle devrait être intégrée prochainement à notre parc. Elle va constituer un bon outil pour la location dans la mesure où la prise en main de cette machine est désormais grandement facilitée par la configuration novatrice de ses commandes. »


Cheraki et Locarest chez Bergerat Monnoyeur Location

 En reprenant cette année un grand acteur régional de la location comme Cheraki dans le Sud-Est et un loueur spécialiste comme Relmat, Bergerat Monnoyeur Location  a fait deux acquisitions majeures. Nul doute que  Thierry Robert, directeur général de Bergerat Monnoyeur Location, entend compléter son maillage territorial et renforcer la visibilité de son enseigne en multipliant les points de vente, de location et de services. Cheraki, acteur historique de la location sur la région Sud-Est, compte 17 agences, 140 employés, et plus de 4 000 machines en parc. Son acquisition permet à la filiale location du distributeur de Caterpillar de créer une nouvelle région à part entière dans son dispositif qui compte désormais 106 agences existantes. Ce chiffre incluse les 8 agences de Relmat, loueur dont la spécificité d’offre de matériels en gros compactage ne peut qu’enrichir le panel de solutions de Bergerat Monnoyeur Location.


Jean-Pierre Evrard, directeur de l’Européenne de location TP : « Cap sur l’Europe pour accompagner nos grands clients »

« L’activité se maintient toujours bien », résume Jean-Pierre Evrard, directeur de l’Européenne de location TP, loueur qui se définit comme spécialiste d’un marché de niche, celui de la niveleuse Caterpillar et Volvo avec chauffeur. « Les chiffres se tiennent. 2007 a été une année de progression. Pour 2008, nous sommes un peu dans l’expectative. Nous vivons une certaine euphorie depuis deux ou trois ans. Nous pouvons nous attendre logiquement à un ralentissement un jour ou l’autre. Peut-être fin 2008 ou début 2009. Mais plutôt dans les ventes que dans la location. Cette dernière sera vraisemblablement moins touchée. Tout cela dépend des chantiers. Or, ils sont toujours là. »
La société est implantée sur trois sites : à Maisons-Alfort en région parisienne, en Sologne en région Centre où se situe l’atelier de maintenance et à Orange en région Provence-Alpes-Côte d’Azur. Elle dispose d’un parc de 90 machines.
« Pour les gros matériels, il n’est pas utile de multiplier les implantations », souligne Jean-Pierre Évrard qui a désormais le regard résolument tourné vers l’Europe de l’Est. « Notre grand chantier est là : Allemagne, Pologne, Roumanie, Hongrie. Tous nos bons clients, c’est-à-dire les trois grands du BTP français, vont là-bas. L’Européenne de location TP veut se positionner en partenaire capable de suivre ces grands groupes à l’international. L’entreprise est l’une des rares à pouvoir assurer un tel accompagnement. Les majors du BTP peuvent évidemment trouver au plan local dans ces pays une partie des services dont ils ont besoin. Mais ils ne trouveront pas tout ce qui leur est nécessaire. Ces entreprises de taille internationale sont en fait lancées à la conquête de marchés. Il appartient à des acteurs du service comme nous de les dégager de tout souci concernant les machines et les hommes. En définitive, très peu de nouveaux intervenants sont venus se positionner sur le marché de la location de gros matériels en France. Les concurrents étrangers sont très rares à avoir tenté le pari. Et je pense que nous, acteurs français très spécialisés, avons tout à gagner à nous développer à l’étranger. »


Philippe Dury, directeur commercial de CFE : « La montée des pelles à pneus »

« L’année 2008 devrait bien se passer », prévoit Philippe Dury, directeur commercial du loueur CFE. « La croissance de l’activité en 2007 a finalement été plus soutenue que prévu, malgré un ralentissement marqué en fin d’année à partir du mois d’octobre et qui a pesé sur les taux d’utilisation de cette période. Pour l’instant, les signaux montrent que 2008 a toute chance de s’inscrire dans une bonne tendance. »
Philippe Dury constate que les entreprises de TP continuent à acquérir des matériels dans des volumes significatifs et à louer. Et qu’en définitive, la proportion de machines utilisées en location demeure faible par rapport aux parcs des entreprises. Il suffirait selon lui que les besoins des clients augmentent seulement de 1 % pour provoquer un effet très positif pour les loueurs. « Mais en contrepartie d’une activité qui croît plus vite que le marché dans les bonnes périodes », précise le directeur commercial, « notre métier est aussi plus sensible à la baisse et décroît plus vite lorsque la conjoncture est moins porteuse. »
Selon CFE, l’activité des carrières reste un bon indicateur et donne en quelque sorte le ton du marché. « Lorsque nos clients carriers font des prévisions optimistes, ce qui est le cas, nous essayons de suivre le mouvement », indique Philippe Dury en confirmant que le parc de CFE a bien franchi le cap des 200 machines en 2007 pour atteindre 210 unités. Ce parc est essentiellement composé de pelles à chenilles et à pneus allant jusqu’à 45 tonnes, très majoritairement de marque Komatsu, ainsi que de nacelles longue portée. « Notre parc est une copie conforme des matériels que demande le marché », rappelle le loueur. CFE note une tendance plus marquée de la clientèle en faveur des pelles à pneus. Des machines plus spécialisées ont été intégrées à la flotte maison. Philippe Dury note qu’une même entreprise peut avoir des besoins spécifiques : pelles de 45 tonnes équipées de grosses fraises, pelles longue portée pouvant servir au battage de palplanches…
« Nous sommes finalement peu dépendants des grands chantiers comme ceux du TGV », détaille le directeur commercial de CFE. « Ce sont plutôt les chantiers de démolition, de fondation et les carrières traités par des acteurs locaux du BTP qui sous-tendent notre activité. D’ailleurs CFE dispose d’un réseau de six agences pour se tenir le plus près possible de ces entrepreneurs. Et nous cherchons à nous développer dans l’Est et le Nord où nous ne sommes pas présents. »
Seule réserve formulée, une très courte visibilité. « Nous arrivons au bout de la chaîne. Et les entreprises s’adressent à nous quand elles ont obtenu les marchés si leur parc n’est pas suffisant. »


Eric Montrognon, directeur général de Morel (groupe Poisson) : « Nous avons investi dans des outils à fort potentiel »

« Nous continuons d’intégrer à notre parc de 42 machines, des outils qui ont un vrai potentiel », souligne Éric Montrognon directeur général de Morel, entreprise spécialisée dans la location de matériels avec chauffeur et appartenant au groupe Poisson. « C’est ainsi que nous avons investi dans une deuxième pelle Hitachi Zaxis 330 LC, dite « caméléon », avec un bras capable d’atteindre 25 m pour chantier de fouille profonde ou exigeant une grande portée. »
L’année 2007 a été bonne selon le directeur général, avec une augmentation à deux chiffres de l’activité qui connaît une croissance moyenne de 10 % par an depuis trois ans. « Et 2008 démarre de manière tout à fait correcte », constate Éric Montrognon. « L’incidence des municipales est peu perceptible. Sans doute parce qu’aujourd’hui notre clientèle ne souffre pas trop de cette conjoncture électorale. Le logement qui marche fort a une incidence évidente sur les travaux de voirie. Nous nous attendons à une année stable. »
La tendance soutenue a poussé Morel à des investissements en conséquence notamment en faisant rentrer un peu plus de camions bennes 8x4 pour constituer une flotte de 7 camions, dimensionnée pour faire l’appoint auprès de ses clients locaux. Ces camions sont pour beaucoup mobilisés en affrètement. Morel fait appel au groupe Poisson et à son agence d’intérim Akela pour recruter les personnels dont elle a besoin. »


Gilles Maudru, responsable de Griffon Location : « Un taux d’utilisation record de 95 % »

Les délais de livraison pour les commandes de camions peuvent atteindre dix à douze mois aujourd’hui. De sorte que des loueurs spécialisés comme Griffon Location, bien qu’émanation du constructeur Scania, peuvent se trouver « en panne de matériels », selon l’expression de Gilles Maudru son responsable. « Cela nous met un petit peu en porte-à-faux dans notre activité », note-t-il. « En 2007, nous avons parfois eu du mal à satisfaire nos clients. Si nous avions disposé d’une vingtaine ou d’une trentaine de véhicules de plus dans notre parc, nous aurions pu les mettre sans problème en location. »
Conséquence positive de ce manque de matériels, la flotte de Griffon Location a tourné à plein régime en 2007 puisque le taux d’utilisation a atteint un record de 95 % alors que l’on considère qu’un taux de 65 % permet de payer les charges fixes. Griffon Location dispose d’un parc de 180 véhicules de 19 tonnes et plus comprenant aussi bien des porteurs bibennes que des bennes grues. Il s’agit surtout de contrats portants sur une location de plusieurs mois. Les clients sont essentiellement des petites, voire des toute petites entreprises qui voient dans la marque Scania une opportunité de valoriser leur image et de fidéliser les chauffeurs. Dans le contexte tendu des livraisons, Gilles Maudru a tendance à conserver six mois de plus les camions dans sa flotte. Cette situation liée à l’engorgement des chaînes de production semble amplifiée en 2008 par le fait que les utilisateurs cherchent à anticiper leurs besoins et à passer des commandes plus tôt pour espérer être livrés à temps. La plupart surévaluent également leurs commandes pour pouvoir disposer d’un nombre de véhicules proche de leurs besoins. Gilles Maudru a commandé une centaine de camions pour Griffon Location mais estime qu’il n’en aura que 80.


Claude Girard, directeur de travaux à l’agence Grands Travaux de Roger Martin : « Savoir gérer les libérations anticipées de matériels »

L’entreprise indépendante de terrassement Roger Martin, basée à Dijon est surtout utilisatrice de pelles à chenilles de 40 à 50 tonnes, de tombereaux articulés de 35 à 40 tonnes, de bouteurs D6, de compacteur V5 et de niveleuses. Le parc comprend une soixantaine de machines. « Nous louons surtout des matériels qui sortent de nos utilisations courantes », explique Claude Girard, directeur de travaux à l’agence Grands travaux du terrassier Roger Martin. « Par exemple nous sommes amenés à louer localement des pelles brise-roche. Selon la configuration de certains chantiers, nous pouvons faire appel à un atelier complet en location. C’est le cas d’un chantier d’élargissement d’autoroute où il y a peu de place pour manœuvrer. L’entreprise a alors besoin de tombereaux de 25 à 30 tonnes. »
Le recours à la location ne se fait qu’en période de pointe et concerne une trentaine de machines dans l’année. « Mais ce nombre peut énormément varier d’une année à l’autre », reconnaît Claude Girard. « Dans le cas de petits travaux d’assainissement ou de génie civil, nous préférons trouver des entreprises partenaires qui sous-traitent le chantier plutôt que de recourir à la location. La pleine saison dans nos métiers se situe de mai à octobre. Là, tout le monde est en surcharge et il faut avoir anticiper les besoins. »
Claude Girard s’efforce de faire ses prévisions en début d’année. « Je sais en février et mars quels seront nos besoins et cela à deux ou trois machines près. En s’y prenant un peu tôt, on arrive à trouver le matériel. »
L’important pour le directeur de travaux est d’être crédible vis-à-vis des loueurs. « En fait, la vraie difficulté consiste à savoir bien anticiper les libérations de machines », reconnaît-il. « Et à les rendre plus tôt. Car les loueurs peuvent rembourser la période non utilisée puisqu’ils peuvent trouver un autre client pour le matériel. Mais il faut être capable de prévenir le loueur un mois avant environ et tenir cet engagement. »


Jean-Pierre Talpin, responsable du réseau commercial Extec : « La location de concasseurs et cribles est encore peu développée »

La location des concasseurs et cribles Extec, constructeur repris par Sandvik en 2007, est réalisée en France par deux sociétés : Cagné et Tecmat. « La location ne représente pour l’instant qu’un marché marginal », reconnaît Jean-Pierre Talpin, responsable du réseau commercial Extec. « Mais cette activité peut être appelée à se développer. Pour l’instant, on loue de bouche à oreille. Il existe peut-être une dizaine de machines en France qui se trouvent dans ce cas. On loue généralement pour essayer une machine, ou dans l’attente d’une livraison. Les locations proprement dite sont peu répandues. Sur certains chantiers de démolition comportant beaucoup de fers à béton, un entrepreneur préférera mettre en œuvre des matériels de location plutôt que de faire souffrir ses propres machines. »
Jean-Pierre Talpin estime que la location longue durée avec reprise du matériel pourrait être une bonne solution à terme. Mais il croit surtout à un développement par les réseaux des grands loueurs tels que Loxam. « Pour traiter un chantier de démolition, on loue bien déjà la pelle et le chargeur, reprend-il. Pourquoi ne pas louer aussi le concasseur ? »
Extec dispose d’une gamme de concasseurs à mâchoires, à percussion et giratoires, de 5 cribles et de scalpeurs. Cette gamme va être remaniée avec la gamme Sandvik fin 2008 - début 2009.


Isabelle Vigneau directrice de CEL : « + 7 % en 2007 »

« Notre plus gros matériel est un compacteur de 11 tonnes », indique Isabelle Vigneau, directrice de CEL loueur proposant ses services aux entreprises de travaux routiers dans le segment des petits matériels (chargeurs, compacteurs, minipelles et compresseurs). Son parc comporte 280 machines et équipements. Après une année 2007 caractérisée par une croissance de 7%, CEL s’attend à un ralentissement « en raison des municipales.



Hubert de Yrigoyen, Michel Petit


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